Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Albums jeunesse sur le thème de l’amour, de la rencontre…

Voici une petite sélection d’albums jeunesse autour des thèmes de la rencontre, de l’amour… Des albums tout doux, pas niais, parfois drôles et souvent poétiques !

Le petit prinche d’Alice Brière-Haquet et Camille Jourdy

Je commence par mon chouchou depuis longtemps, j’ai nommé Le Petit prinche ! Un album drôle et sensible qui parle d’amour, bien sur, mais aussi de différence avec un petit prince presque parfait, s’il ne transformait pas tous les sons ssss en chhhh. Il faudra tout l’amour de ses parents (le roi et la reine donc) pour le mener jusqu’à la princhèche de ses rêves ! Le texte est vraiment de qualité, bien qu’un peu difficile à lire à voix haute (un bon exercice de diction) et je suis fan des illustrations de Camille Jourdy, qui démontre encore une fois son sens du détail incomparable.

Rendez-vous n’importe où de Thomas Scotto et Ingrid Monchy Lire la suite

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Un océan d’amour – Wilfrid Lupano et Gregory Panaccione

Résumé éditeur :

Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c’est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C’est le début d’un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Mon avis :

Ha ! Lupano et Panaccione ! Autant dire que je partais déjà conquise ! Surtout par Panaccione il faut bien le dire. Du dessinateur et scénariste j’avais adoré Âme perdue et Toby mon ami. J’aime énormément son trait, très expressif, il arrive à faire passer toutes une palette d’émotions sans jamais avoir recours aux mots, à peine à quelques onomatopées de temps en temps.

Ici, pour la première fois, Panaccione est seulement illustrateur d’un scénario de Wilfrid Lupano, je craignais donc un peu l’intervention de texte qui aurait pu, pour moi, faire perdre de sa puissance aux illustrations… Ce n’est pas le cas. Un Océan d’amour est une bande dessinée sans texte, et pourtant l’histoire est hautement compréhensible et nous partageons sans aucun souci les nombreuses émotions et états d’âme par lesquelles passent les deux personnages principaux. La mise en image est riche et très bien pensée, Gregory Panaccione crée du rythme en modifiant la taille de ses cases en fonction des actions effectuées.

Les différentes péripéties qui vont émailler le voyage de chacun des deux personnages sont toutes drôles, cocasses, tout en brossant, en toile de fond, le portrait d’un monde qui change. Et bien sur, au centre du récit il y a l’Amour (oui avec un grand A!) qui unit notre petit couple breton, qui ne reculera devant rien pour retrouver son quotidien si précieux.

Cerise sur le gâteau, le livre en lui-même est très beau ! Publier dans la collection Mirages aux éditions Delcourt, l’objet est une petite pépite, format confortable, couverture cartonnée, papier de qualité, et surtout une couverture et une quatrième de couverture très travaillées, pleines de clins d’oeil au contenu de la bd.

Une grande réussite.

Lisa


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Kanopé – Louise Joor

Résumé éditeur :
2137. La surpopulation a entraîné de graves modifications de l’écosystème. La quasitotalité des espèces animales et végétales a disparu, excepté dans une partie de l’Amazonie mise en quarantaine depuis un accident nucléaire. Dans ce dernier bastion du monde sauvage survivent dans l’ignorance générale d’anciens révolutionnaires surnommés les « éco-martyrs ». Parmi eux, Kanopé, une orpheline débrouillarde, que le destin met sur la route de Jean, un hacker poursuivi par les autorités.

Mon avis :

Je lorgnais depuis longtemps sur la couverture de cette bande dessinée (tout ce vert ! Et ce personnage étrange !) et j’ai profité de mon passage au festival Quai des Bulles à Saint Malo pour acheter cette bd et la faire dédicacer par son auteur. Je peux d’ailleurs dire que Louise Joor est une jeune femme adorable, ce fut un vrai plaisir que de repartir avec une belle illustration après avoir discuté avec elle quelques minutes.

 Je n’ai pas été déçue de mon achat. Les illustrations sont effectivement très belles, comme le promettait la couverture, et l’auteur a un véritable don pour dessiner la nature, la faune et la flore. L’atmosphère de la jungle est parfaitement rendue, sa moiteur, ses bruits, l’effervescence des animaux qui la peuple. Le lecteur est très rapidement plongé dans cet univers clos.

https://pourlinstantpli.files.wordpress.com/2014/10/kanope_planche05.jpg?w=419&h=551

Si la trame est assez classique, une rencontre entre deux êtres humains que tout semble opposer sur fond de trame écologique, les personnages sont assez ambivalents pour être intéressants et attachants. J’ai aimé découvrir la vie dans cette enclave, dernier bastion de nature (même si modifié par la radioactivité) sur une planète qui lui a tourné le dos. Ici le propos reste optimiste, finalement la Terre trouve moyen de se reconstruire malgré l’homme. Et surtout l’intrigue reste centrée sur la relation qui se noue entre Kanopé et Jean, laissant le propos écologique au deuxième plan (on évite ainsi la lourdeur d’un ouvrage manifeste).

Kanopé est un one-shot (récit en un volume) plaisant et envoûtant, d’ailleurs je me laisserai bien tenter par une deuxième bande dessinée dans le même univers. Reste à savoir quels seront les prochains ouvrages de Louise Joor, elle est maintenant dans ma liste des auteurs à suivre de près.

Filez visiter le blog de l’auteur, véritable caverne d’Ali Baba de croquis !

Lisa


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Les sentinelles du futur – Carine Rozenfeld

Résumé éditeur :
2359. La Terre est à l’agonie. Mais à New York, une poignée de femmes et d’hommes qui se déplacent dans le Futur l’ont promis : l’avenir est radieux, ils l’ont vu de leurs propres yeux. Le jeune Elon, élève à l’Académie et doté d’un pouvoir exceptionnel, rêve d’entreprendre ce voyage vers une époque meilleure.
2659. Un ennemi invisible a attaqué la Terre. Nuts est une survivante. Sa ville est en ruine, la planète entière est dévastée. Et si le seul espoir possible venait du passé ?

Mon avis :

Les sentinelles du futur est un roman de science fiction pour ados plutôt réussi, même si quelques points m’ont légèrement chagrinée !

Le point de départ m’a beaucoup plu, suivre le destin de deux adolescents du même âge et pourtant séparés par 300 ans, il y avait de quoi titiller mon intérêt. Elon vit en 2359 sur une Terre dévasté, en bout de course et il étudie pour devenir un sentinelle du futur et apporter le renouveau pour son époque. Il n’a connu que le ciel voilé, le temps lourd et humide et les aliments reconstitués. Nuts vit en 2659 sur une Terre qui a retrouvé de sa superbe, entourée par une famille aimante, elle a tout pour être heureuse. Jusqu’au jour ou tout bascule, une attaque venue du ciel vient tout détruite, sauf la nature. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé cette réflexion autour de l’écologie , de la protection de l’environnement, omniprésente dans ce texte.

L’intrigue est bien mené mais son déroulement m’a semblé trop simple, le parcours des deux ados manque, pour moi, d’obstacles, de rebondissements. Je pense surtout que je ne suis plus tout à fait dans la cible de ce roman. J’ai lu beaucoup trop de romans de SF pour adulte, je suis habituée à des intrigues plus profondes avec des enjeux plus importants et des « ennemis » plus puissants. Néanmoins, l’auteur aura réussi à me garder en haleine jusqu’aux dernières pages pour comprendre d’où vient ce mythe de l’Espoir (avec un grand E).

Les sentinelles du futur est un bon roman de SF pour ados, avec une pointe de romance qui ne fait que relever le tout ! Je l’ai conseillé au cours d’un club de lecture au lycée et il a rencontré un succès certain. Il ne me reste plus qu’à lire d’autres titres de l’auteur, Les Clefs de Babel est déjà sur ma liste !

Lisa

Le blog de l’auteur : Carine Rozenfeld


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Dans le coeur d’Alice – Luc Blanvillain

Résumé éditeur :

Alice a décidé que Jonas était l’homme de sa vie. Mais Jonas a une petite amie. Qu’à cela ne tienne, Jonas est quand-même l’homme de sa vie. Il est en psycho. Il est solitaire, et il sent bon la nuit. Tandis qu’Alice tente désespérément de le séduire, Jonas, lui, se met en tête d’explorer le passé mystérieux d’Hubert, le voisin. Qui est vraiment Hubert ? Est-il le gentil monsieur qu’Alice a toujours connu ? Autant de questions qui éveillent les inquiétudes d’Alice, mais ne la détournent pas de son objectif initial : Jonas.

Mon avis :

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il se passe beaucoup de choses dans le cœur d’Alice, et que la jeune fille ne s’embarrasse pas de scrupules… La manipulation ne lui fait pas peur ! On pourrait croire que c’est le bazar, dans le cœur d’Alice, mais c’est tout le contraire. Alice sait ce qu’elle veut, sait qu’elles sont ses priorités, par contre elle ne se rend pas compte du mal qu’elle peut faire à ses proches.

La preuve en est ce deuxième résumé, correspondant à la quatrième de couverture de l’ouvrage :

« Dans le cœur d’Alice, il y a beaucoup de monde. Il y a d’abord sa mère, Sylviane, dite Sy, brutalement disparue. Il y a aussi son père, Xavier, écrivain de talent, en panne d’inspiration depuis la mort de Sy. Dans le cœur d’Alice, il y a encore Edouard, son meilleur ami, qui pourrait bien tomber amoureux d’elle. Il y a Hubert, le voisin. Certains disent qu’il est fou, d’autres un peu dérangé. Pour Alice, il est juste Hubert. Dans le cœur d’Alice, il y a enfin Leopold qui aime Alice. Il y a aussi Julie, qui pourrait être la meilleure amie idéale. Surtout, il y a Jonas, le petit ami de Julie, qui sent bon la nuit… »

Je préfère ce résumé à celui fourni par l’éditeur sur son site, il est, pour moi, plus proche de la réalité. Puisque ce qui fait l’originalité de ce roman, c’est sa galerie de personnages, tous atypiques, tous attachants. Le récit n’est pas réaliste, il ne me semble pas qu’il existe, en ce monde, des personnes, des ados, des adultes, avec autant de répartie, d’à propos. Je rêverai de vivre au milieu de ses personnages, ou en tout cas de personnes aussi enrichissantes et bien faites (de tête comme de corps!). Cela ne m’a pas empêchée de me plonger à fond dans cette histoire (proche du vaudeville parfois), me délectant de ma lecture. Oui, Alice peut être une véritable peste, pourtant le lecteur ne peut pas rester insensible à son charme…

Cette lecture confirme que j’aime beaucoup l’écriture de Luc Blanvillan. Son univers légèrement déjanté et son humour m’embarque toujours. Dans le cœur d’Alice est un roman d’adolescence, qui parle à la fois d’amour, d’amitié, de deuil, sans jamais devenir ni mièvre, ni triste. J’ai beaucoup aimé que l’intrigue nous amène à la limite du polar avec le mystère d’Hubert. N’ayez pas pas peur Dans le cœur d’Alice vous ne trouverez pas que des bons sentiments !

Lisa

 

 


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Big easy – Ruta Sepetys

Résumé éditeur :
Années 50 à La Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n’a pas tiré le gros lot. Fille d’une prostituée qui n’a rien d’une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette ville, surnommée The Big Easy et pourtant si peu « easy », pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts.
Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l’argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela… et ceux qui l’aiment le savent bien.
Big easyCliquez sur la couverture pour lire
un extrait…

Mon avis :

Ce qui m’a attiré en premier lieu, c’est la couverture, illustrée d’une jolie photo. Puis le résumé m’a fait de l’œil… Puis je l’ai ouvert… et plus lâché…

Josie a 17 ans, fille de prostituée, de père inconnu, et prise en charge par la Ma’am d’une maison close. Elle vit dans une petite chambre au-dessus de la librairie des Marlowe, où elle travaille depuis plusieurs années. Elle fait le ménage dans la maison des filles de joie, et surtout, aspire à autre chose…
Un étranger va croiser sa route, souhaitant acheter dans la librairie quelques ouvrages. Il la marquera tant, qu’elle va l’ajouter à sa liste de père idéal. Elle apprendra le lendemain qu’il a été retrouvé mort. Une crise cardiaque ? Elle en doute. Et si sa mère et son peu recommandable petit ami y était pour quelque chose ? Elle essaie de découvrir la vérité en raccrochant les quelques pièces du puzzle dont elle dispose.

Ruta Sepetys signe ici un merveilleux roman, que dis-je, un sublime roman ! De nombreux sujets y sont abordés de manière fine et délicate : l’homosexualité, la différence, la famille, l’amitié, l’amour, la confiance, et j’en passe et des meilleures !

Sur fond de mafia et de petites frappes, Josie essaie de sortir de son quotidien, rêve d’intégrer une grande université. Sa route est parsemée de choix à faire, bons ou mauvais . Elle apprend que la vie peut vraiment être compliquée, surtout quand on a 17 ans et qu’on vit dans le quartier français à la Nouvelle Orléans. Ses amis, tous très différents (fils d’écrivains, prostituées, jeune fille de bonne famille,etc.) vont l’aider, chacun à leur manière.

Ce roman est très bien écrit, et très bien ficelé. Il a fait parti pour moi de ces livres où lors de la lecture, on a parfois du mal à retenir de petites larmes, et lorsqu’il est terminé, on regarde bêtement la couverture, en attendant de rejoindre le réel.
Vous l’aurez compris, j’ai été transportée lors de cette lecture. C’est un énorme coup de coeur, et de loin le meilleur livre que j’ai lu ces derniers temps.

A conseiller au plus grand nombre, à partir de 14 ans, jusqu’à 117 ans !

Nath à Livres

Editeur : Gallimard jeunesse
Collection : Scripto
Octobre 2013


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Chroniques des ombres – Pierre Bordage

Résumé éditeur :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné une partie de la population mondiale dans des mégapoles équipées de purificateurs d’air. Les capitales sont regroupées en Cités Unifiées : la plus importante, NyLoPa, réunit New York, Londres et Paris. La sécurité est assurée par une armée suréquipée de super détectives, les fouineurs. Soudain, dans toutes les villes et en quelques minutes, des centaines de meurtres sont perpétrés par d’invisibles assassins, les Ombres. On soupçonne la secte de la Fin des Temps d’en être à l?origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir. Ils vont être entraînés hors des cités, dans le « pays vague », lieu de tous les dangers.

Mon avis :

J’ai reçu ce livre grâce à Babelio et Au diable Vauvert, merci à eux !

Déjà ce qu’il faut savoir c’est que Pierre Bordage est un des auteurs que j’apprécie le plus et depuis le plus longtemps. C’est aussi l’un des seuls dont je puisse dire que j’ai lu tous les livres. Voilà ça plante le décor quand à mon état d’esprit au moment où j’ai commencé ma lecture !

J’étais d’autant plus enthousiaste qu’au départ « Chroniques des ombres  » était paru sous la forme d’une série au format MP3, en 2008. Même si je n’avais pas écouté l’histoire dans sa totalité, j’étais bien convaincue que le début en serait palpitant ! Et quel plaisir après 4 ans de se retrouver enfin avec ce pavé dans les mains et une histoire entière.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la quatrième de couverture, l’histoire n’est pas centrée sur la vie dans les cités, puisque la narration est divisée en deux. Le lecteur suit le destin de deux personnages, d’un coté Ganesh, fouineur dans la cité de NyLoPa, et de l’autre Naja, jeune horcite vivant dans la « ville » de Trois Aubes. Un chapitre leur est consacré tour à tour, et à la manière d’un feuilleton d’antan, vous pouvez être sur que chaque chapitre laisse le lecteur en plein suspense.

Comme de nombreux autres romans de l’auteur (Wang, la Trilogie des prophéties ou Les derniers hommes), Pierre Bordage nous parle d’un avenir possible pour notre planète et pour l’humanité. Chroniques des ombres traitent donc de thèmes qui lui sont chers et qui sont récurrents dans son oeuvre (pour mon plus grand plaisir donc!). L’Humanité dans sa soif de grandeur ne va-t-elle pas se perdre ? Tout perdre ? L’abandon des individualités ne nous mène-t-il pas à notre perte ? Des questions que l’on retrouvait déjà dans Les guerriers du silence.

Je n’ai pas un point de vue très positif sur l’humanité qui m’entoure (quelle prétention dites donc!), mais les romans de Pierre Bordage, malgré leur noirceur parfois, sont toujours là pour m’apporter de l’espoir et un peu de foi en l’Homme. Ces romans me rappellent que personne ne doit baisser les bras, qu’il suffit parfois d’un seul individu pour renverser une situation qui semble sans issue.

Clairement, je n’ai pas été surprise par ces Chroniques des ombres, mais l’auteur, comme chaque fois, m’emporte auprès des ces héros. Pendant toute ma lecture j’ai vécu avec Ganesh, j’ai tremblé avec Naja, et même au bout de 750 pages, la nostalgie était bien là au moment de refermer ce livre. La narration est superbe, les événements s’enchaînent avec fluidité d’un bout à l’autre.

Encore une fois, le grand conteur qu’est Bordage m’a conquise, et comme des ces autres romans, je me souviendrai pendant longtemps de cette lecture… et surtout il y a de grandes chances que j’aille y remettre le nez dans les mois à venir !

Lisa

Mes autres critiques de romans de Pierre Bordage : Porteurs d’âmes, Mort d’un clone, L’évangile du serpent


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La fille mirage – Elise Broach

Résumé éditeur :
Ils sont trois ados sur la route des vacances.
Lucy est à l’arrière, pendant que son frère aîné Jamie conduit, flanqué de son inséparable copain, Kit, un type mignon mais insupportable.
La route est longue jusqu’à Phoenix et, alors qu’ils traversent une zone désertique du Nouveau-Mexique, un orage violent éclate, en début de nuit.
Visibilité zéro.
C’est alors que leur voiture heurte quelque chose. En un instant, leurs vies basculent… Coincés au milieu de nulle part, Lucy et les deux garçons vont perdre une part de leur innocence, mais aussi se découvrir eux-mêmes, pour le meilleur.
 

La fille mirageMon avis :

Deux jeunes garçons de 18 ans et une jeune fille de 14 ans sont sur la route des vacances. Jusqu’à ce qu’ils aient un petit accident. Tout bascule…

La fille mirage est un roman policier pour adolescents. On y retrouve tous les ingrédients nécessaires au respect du genre. Au travers d’une enquête, de nombreux sujets sont abordés : les différentes « castes » au lycée, les relations amoureuses, les problèmes familiaux (le divorce des parents), les meilleurs amis, les interrogations… mais surtout la fragilité, cette fragilité qui se retrouve chez tous les adolescents, dissimulés sous les codes parfois absurdes de l’adolescence, sous les mécaniques.
La crise que nos trois jeunes vont traverser en quelques jours va les mener plus rapidement vers la maturité, apporter des réponses à certaines questions, tout en en posant de nouvelles. Ils vont traverser de nombreux sentiments, tels que la peur, l’amour, l’inconscience mais aussi le courage.

L’écriture est simple et fluide. Ce livre se lit sans difficulté (et pourquoi pas d’une traite 😉 )

Finalement, ce roman se pose comme une quête initiatique, un voyage vers le monde des adultes.

Nath à Livres

Editeur : Rouergue
Collection : doado noir
mars 2013


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La décision – Isabelle Pandazopoulos

Résumé éditeur :

Un matin, Louise, excellente élève de terminale S, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d’un enfant dont elle ne savait rien, qu’elle n’a pas attendu, encore moins désiré.

A partir de ce jour commence pour Louise un cheminement difficile, jalonné de questions. Comment ce petit garçon de 3,3 kg peut-il être son fils ? Elle n’a pourtant jamais couché avec personne… Qui peut être le père ? Que s’est-il passé ? Quelle place faire à cet enfant ? Professionnels, famille, amis, tous vont aider Louise à passer de l’état de choc où elle se trouve plongée au retour à la vie.

Mon avis :

Voilà un roman qui touche vraiment juste, et pourtant le sujet n’est pas facile et le risque est grand de tomber dans le tire-larme et les sentiments faciles. Ce n’est pas le cas ici.

Déjà la narration y est pour beaucoup. Toujours à la première personne du singulier, chaque chapitre est écrit par un personnage différent (quelques personnages seulement, on droit à plusieurs chapitres), le point de vue sur l’histoire est donc multiple, bien que centré sur les sentiments de Louise. Si cette narration pourrait nous éloigner du personnage principal, il nous permet de gagner en compréhension sur qui elle est et comment elle est perçu. Et puis, le déni de grossesse même si il change sa vie à elle, influe aussi sur l’ensemble des gens qui l’entoure (ses parents, son frère, ses camarades de classe…)

Rares sont les romans à aborder le déni de grossesse, d’autant plus quand il s’agit d’adolescence. Ici le traumatisme est d’autant plus grand que la jeune Louise ne semble pas se souvenir d’avoir eu la moindre relation sexuelle. Il y a donc un mystère à résoudre, pour elle et pour son entourage, ou donc peut se cacher la vérité ? Et cette vérité est-elle bonne à entendre ? A connaître ?

Une des grandes réussites de ce roman est de nous laisser dans le doute jusqu’aux dernières pages, pourquoi Louise en est-elle arrivée là ? Quel choix va-t-elle finalement faire ? J’ai été très touchée par cette lecture, les réflexions de Louise et des autres personnages sont fortes, crédibles, par toujours plaisantes à lire, mais c’est ce qui fait la force de ce texte.

L’histoire se déroule sur une période courte, de l’accouchement de Louise jusqu’à quelque semaines après la naissance de Noé. Le cheminement de la jeune fille est long et chaque étape est difficile, surtout qu’on ne voit pas bien ce qui pourrait la libérer pleinement. Son entourage cherche à comprendre alors que Louise cherche à ressentir ou à oublier selon les moments. Ce décalage est ce qu’il y a de plus douloureux à gérer, Comment accepter ce qui vient de lui arriver alors que dans les yeux de tout le monde, Louise ne voit que des reproches, de l’incompréhension, de la tristesse ?

Je ne sais pas si tout le monde accrochera avec ce livre, mais pour moi, c’est un coup de cœur. Un livre subtil qui m’aura fait passer par pleins d’émotions au court de sa lecture, un livre qui m’a vraiment poussée à me mettre à la place des différents personnages. Une véritable réussite.

Lisa


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Madie – Mercier, Filippi et Raymondi

Résumé éditeur :

De nos jours, à Lunéville dans l’est de la France, Madie jouit d’une existence apparemment satisfaisante et épanouie, entre son métier de médecin généraliste, le couple qu’elle forme depuis sept ans avec son compagnon Édouard et les amis qui les côtoient depuis de nombreuses années.
Mais lorsqu’elle apprend que son ancien amour de jeunesse, Frédéric, que tout le monde pensait mort, est en fait bien vivant, Madie se laisse submerger par une crise existentielle comme elle n’en avait encore jamais connue… Rattrapée par le sentiment de l’ennui, rongée par l’indécision, hantée par l’idée de n’avoir fait que des mauvais choix, Madie « décroche » et laisse soudain tout en plan, direction Bruxelles où elle espère retrouver la trace de Frédéric…

Mon avis :

Madie avait tout pour me séduire : un dessin tout doux, un scénario qui réunit introspection, amitié au long court et secret de famille. Et pourtant me voilà sur ma faim ! J’ai terminé ma lecture il y a 15 minutes, autant dire qu’il s’agit d’une critique à chaud.

Pour les points positifs, le dessin est réussi, les couleurs sont délicates et apportent vraiment à la lecture. Les personnages m’ont bien plu, que ce soit Madie et ses questionnements, Edouard et sa délicatesse (toute relative par moments) ou Hocine et sa famille attachante, malheureusement j’aurais aimé avoir plus de temps pour faire leur connaissance à tous, plutôt que de voir leurs portraits brossés un peu hâtivement. Il est bien question des états d’âmes des personnages et la chronique du métier de médecin de campagne de Madie offre de beau moment.

La quatrième de couverture laisse penser qu’il va y avoir une enquête, une fuite, un élan, ce n’est pas du tout ce que j’en ai retenu. Effectivement Madie part pour Bruxelles à la recherche de Frédéric mais la fuite est molle sans rebondissement. Et puis le secret de famille ne sera finalement qu’un prétexte sur lequel le lecteur n’obtiendra pas de véritable réponse. Vraiment j’ai un petit goût d’inachevé après cette lecture. Au fil des pages l’intrigue se fait plus brouillonne, moins claire. Je ne sais pas si les auteurs avaient un volume à respecter, mais pour moi, ici, il y a trop ou pas assez. J’aurai bien rajouter des pages à cette version de Madie pour approfondir toutes les pistes offertes ! L’autre solution aurait été de resserrer l’intrigue, quitte à supprimer quelques personnages secondaires !

Pour autant je peux dire que j’ai passé un bon moment à tourner les pages de cette bande dessinée, je ne regrette pas ma lecture, mais suis toute de même un peu déçue.

Lisa