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On a mangé Zidane, Trilogie Urbaine T.1 – Sylvain Ricard & Didier Maheva

Résumé éditeur :
Dans une grande ville, l’histoire de trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir et qui vivent chacune un petit drame. Ce volume raconte l’histoire de Vincent, un jeune homme mélancolique qui habite avec sa famille dans une cité-dortoir et travaille dans un fast-food. Son seul plaisir est de retrouver le soir dans sa chambre ses animaux : poissons, souris, oiseaux et surtout Zidane.

9782352120728_cgL’ouvrage dont j’ai choisi de vous parler est très court, c’est pourquoi j’ai décidé de vous présenter également la collection dont il fait parti :
« La collection Lépidoptère propose des récits courts de 30 pages en guise de terrain d’expérimentation pour une kyrielle d’auteurs à découvrir ou à approfondir. Elle est un laboratoire influencé par les avant-gardes de la bande dessinée qui se sont développées tout au long des années 90. De jeunes auteurs débutants comme des auteurs déjà établis y proposent des expériences narratives dans le domaine de la bande dessinée. »

La BD :
On a mangé Zidane nous raconte, sobrement, en noir et blanc, d’un trait vif, la solitude d’un ado de banlieue, qui voudrait partir. Où ? Il ne sait pas, juste partir, avec son lapin, Zidane…

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C’est un récit court d’une trentaine de pages. La prouesse étant d’avoir réussi en si peu de cases, si peu de textes, de nous transmettre les (re)sentiments, les désirs de Vincent, ainsi que le malaise de vivre avec cette famille, qui « malheureusement », est la sienne. Son père ne supporte pas qu’il ait un lapin, il ne veut pas de « pédé » sous son toit, comme il se plaît à le répéter. Mais lui passe ses journées en caleçon, devant la télé. A croire que sa vie est si peu passionnante, que d’empêcher son fils de vivre comme il l’entend, et de fait, correctement, lui permet de passer le temps, même si aucun argument tangible n’accompagne ses prises de position.

J’attends maintenant de pouvoir lire les deux tomes suivants, et de voir comment les trois personnages des différentes histoires se côtoient sans le savoir. Quel sera le lien fait entre eux, et quels chevaux de bataille attaqueront les scénarios. On en reparlera !

A suivre …

Nath à Livres

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Le jeu des hirondelles – Zeina Abirached

Résumé éditeur :

En avril 2006, sur le site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d’une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l’entrée de son appartement, a dit une phrase qui m’a bouleversé :  » Vous savez, je pense qu’on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici. »

Cette femme, c’était ma grand-mère.

Mon avis :

J’ai eu la chance d’assister il y a une semaine à une rencontre avec Zeina Abirached. Pour l’occasion, j’ai donc lu Le jeu des hirondelles, mourir partir revenir. Cette bande dessinée, ce roman graphique est un témoignage de l’auteur. En effet Zeina est née au Liban, à Beyrouth, pendant la guerre, une guerre qui durera pendant les 10 premières années de sa vie.

Ici, elle nous raconte une nuit d’attente dans l’entrée de l’appartement où elle vivait avec ses parents et son petit frère. Ses parents sont partis rendre visite à la grand-mère, et sont coincés chez elle pendant que la ville est bombardée. Pendant cette nuit d’attente, où les heures passent lentement, c’est une partie des habitants qui défilent dans l’appartement, dans cette entrée sensée être la pièce la plus sure de l’immeuble.

Dans cet immeuble c’est tout un échantillon du Liban que l’on retrouve, des personnages hauts en couleurs, tous différents, aux caractères bien marqués. Pendant cette nuit, le lecteur ne verra pas la guerre, il en entendra parler, en entendra les bruits, les déflagrations, mais il partagera surtout un souvenir, un fragment de quotidien, pas mais l’Histoire, mais l’histoire. L’auteur met en avant la solidarité, les relations entre les personnages, les voisins, et l’atmosphère qui règne dans le lieu confiné. Ici , même si la guerre a fait souffrir tout le monde, elle a aussi permis  de rapprocher les habitants de l’immeuble, les poussant à créer leur propre communauté.

La bande dessinée est en noir et blanc, pas de demi-teinte, pas de gris, seulement du blanc, du noir et le talent de Zeina Abirached pour créer des décors pleins de détails tout en contrastes. La jeune femme a une formation de graphiste et cela se sent dans la manière de mettre en scène les décors, de choisir les cadrages. Le dessin qui au départ peut sembler froid, dur, est en fait plein de courbes, de délicatesse.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le jeu des hirondelles est une bande dessinée très abordable, elle ne demande pas de connaître grand-chose de la guerre au Liban, pour pouvoir être appréciée à sa juste valeur. Si vous en avez l’occasion, ouvrez-là, jetez un œil aux illustrations et je ne doute pas que vous vous laisserez tenter par cette lecture !

Lisa


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La ville invisible – Irène Kung

Résumé éditeur :
« Il y a les villes que nous visitons et celles que nous pensons avoir visitées, que nous pensons connaître depuis toujours. Irene Kung nous accompagne dans ces déambulations de l’esprit, parmi ces monuments qui semblent surgir de nulle part, brillant de leurs propres feux, stylisés dans une ligne pure digne de notre imaginaire. Ces images si raffinées d’Irene Kung sont l’aboutissement d’une longue recherche, qui lui a valu un succès international. Il ne s’agit pas de reproduire la réalité : les monuments qu’elle choisit de photographier sont issus de villes et d’époques diverses, on les connaît tous mais ils semblent aussi tous appartenir à un monde onirique. […] »

Mon avis :

Une fois n’est pas coutume, je ne vous parle ni d’une BD, ni d’un roman, mais d’un beau livre de photographie.  D’Irène Kung, je ne sais rien (plus pour longtemps), sauf les quelques infos données au début du livre. Elle est née à Berne en 1958, puis elle vit et travaille tour à tour à Madrid puis New-York et enfin en Italie, en tant que graphiste, peintre et photographe.

Il s’agit ici d’un livre regroupant des photographies d’architecture, en noir et blanc. Certains bâtiments, monuments, sont très connus, font partie de l’imaginaire collectif, mais la manière dont l’artiste nous les montre, nous pousse à les redécouvrir. Le nom des monuments, des lieux, n’apparaît pas en bas des photos et c’est au lecteur, à sa guise, d’aller en prendre connaissance, à la fin de l’ouvrage.

Il y a notament un cliché de la Grande Arche à Paris, qui est au départ un monument que je n’apprécie pas du tout, mais qui là devient majestueux, mystérieux, comme issu d’un autre monde. Je n’ai pas grand chose à dire de plus, sauf que je ne me lasse pas de regarder ces photographies au charme envoûtant. J’ai hâte que ce livre soit prêt à être prêté aux lecteurs de la médiathèque pour pouvoir leur en parler !

Lisa


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Sorcières – Chabouté

Résumé éditeur :
Entre vieilles croyances, maléfices,
Diableries et autres jeteurs de sorts,
Il ne fait pas bon vivre dans nos campagnes…
Elles veulent notre peau …
Oui, mais pour en faire quoi ?
 
 

Mon avis :

Un magnifique roman graphique, découpé en plusieurs histoires, mettant en scène des forces obscures et des sorcières. Mais attention, pas de sorcières aux chapeaux pointus ici, mais plutôt de celles que l’on ne soupçonnerait pas…

Cet ouvrage a un côté très sombre, que ce soit par les illustrations en noir et blanc, mais aussi par les différents ici.

Pourtant, on ne peut s’empêcher de sourire, même de rire. Les chutes sont effectivement désopilantes, et surtout inattendues !

Un ouvrage pour les adultes à lire ABSOLUMENT !

Nath à livre