Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


Poster un commentaire

L’échange – Brenna Yovanoff

Résumé éditeur :
Mackie Doyle donnerait n’importe quoi pour avoir une vie normale, jouer de la basse et passer du temps avec Tate Stewart, cette fille solitaire aux yeux pailletés. Mais la petite ville de Gentry cache de sombres secrets. Il y a 16 ans, Mackie a été échangé contre un nouveau né : il est un « remplaçant ». Il vient en fait d’un monde terrifiant ù d’obscurs tunnels côtoient des eaux noires et pestilentielles…
Lorsque ceux qu’il aime sont menacés, Mackie n’a pas le choix : il doit affronter les créatures des entrailles de Gentry. Un combat à mort pour trouver enfin sa place, dans notre monde… ou dans le leur.

Mon avis :

Édité en France aux éditons Michel Lafon (éditeur plutôt orienté public adulte), ce roman est vraiment destiné à un public grands ados, jeunes adultes. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai lu, en espérant qu’il me plaise et pouvoir le présenter à des classes de lycée. Pour le coup mon sentiment est plutôt mitigé.

J’ai beaucoup apprécié l’ambiance générale du roman. Mackie est un garçon différent des autres qui se pose énormément de questions sur ses origines et sur la ville qui l’entoure. Dès le début du roman, le lecteur sent l’atmosphère pesante et trouble de la Gentry, Mackie ne devrait pas être le seul à s’inquiéter des événements tragiques qui se déroule dans la petite ville. Son inquiétude, des interrogations, ses états d’âmes sont très bien décrits, je me suis vite mise dans sa peau.

Par contre j’ai trouvé que l’intrigue mettait beaucoup de temps à se mettre en place. Trop de temps même. J’aurai aimé entrer plus vite dans le vif du sujet, pour découvrir plus rapidement le bestiaire qui entoure Malcolm. Ici les révélations tardent à arriver et l’auteur ne prend pas le temps d’approfondir le mythologie des créatures. Je suis donc restée un peu sur ma faim. J’ai eu du mal à rentrer dans le roman, par contre j’aurais aimé que la dernière partie soit plus longue ! C’est un peu paradoxal, non ? Moins d’errements, plus d’actions !

En bref, je dirai que pour apprécier ce roman, il ne faut pas en attendre trop de profondeur, seulement un récit d’adolescence, un peu de fantastique, et un bestiaire riche mais à peine effleuré.

Lisa

 

Publicités


Poster un commentaire

Brèves du mercredi #10

Cette semaine, c’est manga et horreur… Je ne suis fan ni de l’un ni de l’autre, normalement. Mais j’ai été sensible au mélange des deux !

Les fruits sanglants – Junji Ito

Il s’agit d’un recueil de courtes histoires horrifiques. Les thèmes sont variés même si  la mort, le suicide reviennent souvent.Les personnages principaux sont souvent des adolescents, comme si le passage à l’âge adulte était forcément difficile, basculant souvent dans l’horreur.

Il y a, ici, du sang, de la terreur, de la perversion, beaucoup de manipulation, et même si certaines fins d’histoire sont un peu convenues, j’ai passé un bon moment. Il y a en vrac des vampires, des fantômes, un nécromancien, une secte, l’auteur explore vraiment beaucoup de figures de l’imaginaire collectif.

J’ai beaucoup aimé le format court, chacune des histoires se terminant de manière abrupte, laissant le lecteur seul face au dénouement.

 

Le berceau des esprits – Kei Sanbe

Ici, le pitch est simple : un groupe de lycéens est coincé dans un navire retourné en pleine mer. C’est leur voyage scolaire qui tourne au cauchemar. Ils sont perdus, désorientés, d’autant plus qu’un mystérieux psychopathe est coincé avec eux dans le navire, tuant, massacrant tout le monde sur son passage.

Ensemble les élèves survivants vont essayer de rejoindre la partie émergée du bateau, dans l’espoir de trouver du secours.  Déjà au départ leur groupe est déséquilibré et composé d’élèves ayant de grandes difficultés à s’entendre. La situation s’aggrave encore lorsqu’ils se rendent compte qu’il n’y a peut être pas un tueur mais plusieurs.

Dans Le berceau des esprits, pas de préambule, dès la première scène, le lecteur est dans l’action, et si il veut comprendre, il lui faudra continuer de lire. Tout comme les jeunes élèves, le lecteur est perdu, découvrant des indices, des informations en même temps que les suivants. C’est ce qui à mon sens fait la force de la série.

Il ne reste qu’à espérer que tout cela ne s’essouffle pas dès le deuxième tome. Affaire à suivre, donc.

Lisa


Poster un commentaire

Jolies ténèbres – Kerascoët et Vehlmann

Résumé éditeur :
Un conte cruel et saisissant
Dans les champs, au printemps, une fillette gît, inerte. Est-elle morte ? Qui l’a tuée ? On n’en saura pas plus.
De ci, de là, une minuscule communauté surgit, comme échappée de contes de fées : Aurore, mais aussi l’Orgueilleuse, la Régressive, l’Aventurière, le Prince m’as-tu vu…
Les saisons passent et Aurore, la presque princesse, s’agite toujours pour son petit monde, qu’elle voudrait merveilleux, pour accorder cette improbable assemblée à la nature et aux bêtes qui les entourent. Jusqu’à ce jour d’hiver, où elle devra faire face à un choix amer…

Jolies ténèbres - Vehlman et Kerascoët

Mon avis :

Avez-vous gardé vos yeux d’enfants ? Aimez vous les petits personnages, tout petits, vraiment, qui vivent dans l’herbe et dorment dans des coques de noix ? Si oui, cette bande dessinée est pour vous !
Mais, aimez-vous aussi les tout petits personnages qui découpent les ailes des oiseaux pour pouvoir les dresser ? Ou bien qui vivent dans le corps mort d’une petite fille ? Si oui, c’est aussi cette bande dessinée qu’il faut lire !
Ce mélange de tendresse et d’horreur (et oui, disons le carrément !), m’a laissé sans voix, m’a complétement bluffé ! Cette dualité parfois morbide est très intéressante. Elle nous expose la magie des contes de fée, par le graphisme, mais aussi par les personnages (princesse, chevalier, etc). Sans aucun doute, vous ferez des liens avec les contes qui ont bercé vos oreilles.
La limite entre le rêve et le cauchemar est très mince, et de ce fait, on ne soupçonne pas ce qu’il va se passer la seconde d’après : la mise en bière d’une personne vivante ? Un mariage en grande pompe ?

Moi je vous le dis : à lire de toute urgence !

Nath à livre


Poster un commentaire

Gargouille – Gudule

Résumé éditeur (pour le recueil) :
Il y a plus de vingt ans que Gudule tue des petites filles, dans ses romans. « C’est de ma propre enfance que je me débarrasse », nous assure-t-elle ; nous lui laissons, ainsi qu’à Freud qu’elle bouscule quelque peu, l’entière responsabilité de ce propos.
Dans ce recueil, vous trouverez, outre un inédit : « Dancing Lolita », sept romans écrits entre 1995 et 1998 et publiés, pour la majorité d’entre eux, au Fleuve noir, dans la défunte collection « Frayeur » dirigée par Jean Rollin.
Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu : sang frais, frisson, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs !
 
Gargouille - Gudule - Bragelonne

Gargouille – Gudule – Bragelonne

Mon avis :

J’avoue, depuis quelques semaines, je suis l’heureuse propriétaire d’une « liseuse », d’un lecteur de livres numériques. Pour commencer à l’utiliser, j’ai cherché des ouvrages qui, sans être dans le domaine public, ne soient pas trop chers. C’est comme cela que je suis tombée sur cette nouvelle (de bonne taille tout de même) de Gudule.

De cet auteur, je ne connaissais que les ouvrages jeunesse. Au collège, j’avais lu avec plaisir « La bibliothècaire », puis il y a quelques mois, « Crimcity » et « J’ai quatorze ans et je suis détestable ». Je me suis donc facilement laissée tenter par l’achat de cette nouvelle fantastique et noire.

Cette nouvelle nous conte l’histoire d’anciennes camarades d’un pensionnat catholique, du 20ème siècle, que le destin (ou tout autre chose…) va réunir. Lors de leur dernière année de classe, les jeunes filles avaient été prises en photo, pour immortaliser leur scolarité. Des décennies plus tard, lorsque l’une d’entre elles sort la vieille photographie de son tiroir, elle découvre que sur l’image toutes ses camarades ont vieillie… Intriguée par ce mystère, elle contacte ses anciennes amies afin de faire une visite au pensionnat. En effet, les jeunes enfants s’étaient promises de revenir, 50 ans plus tard, refaire une photo, à l’identique.

Ce texte à toutes les caractéristiques d’un récit d’horreur, l’ambiance est sombre, le mystère pesant et la frontière entre fantastique et réalité très mince. Les souvenirs des vieilles femmes ne font que mettre en avant la cruauté de l’enfance.

J’ai particulièrement apprécié le découpage de l’histoire, qui nous fait découvrir à chaque chapitre un personnage différent, alternant le présent et les souvenirs des jeunes filles. Même si le format court de la nouvelle ne permet pas de très nombreux rebondissements, je me suis laissée emporter par cette histoire, m’inquiétant avec ces femmes, souffrant avec les petites filles.

A lire pour le plaisir de se faire un peu peur, et pour la jolie plume de Gudule.

Lisa

Le blog de l’auteur : Gudule