Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Style enfer – Anthony Pastor

Résumé éditeur :
Elle se fait appeler Kim Lee, une fille au caractère de feu et au style explosif. Un mélange de gothique, de punk et de mangas. Le style enfer. Son frère est accusé d’avoir agressé sauvagement sa petite amie. Kim Lee va tout faire pour l’innocenter. Son frère n’est pas un assassin !

Mon avis :

Style enfer… Voilà comment se défini Kim, pas un style d’enfer non, style enfer (un enfer joyeux et dur à la fois).  Le premier atout de ce court roman est le personnage de Kimberley, une ado en furie, un peu paumée, mais surtout persuadée de savoir qui elle est et ce qu’elle ne veut pas.  Toute en rébellion et en sarcasmes, Kim ne se laisse pas marcher sur les pieds, même si au fond d’elle-même elle a peur. Voir son frère accusé est quelque chose d’insupportable pour elle et elle n’imagine pas que quelqu’un d’autre qu’elle même puisse le sauver. Kim Lee est une ado attachante, et la narration nous plonge dans son esprit.

Voilà le deuxième atout de Style enfer. En choisissant une narration à la première personne du singulier, l’auteur nous plonge au cœur du récit. Nous en savons pas plus que Kim au moment où le texte commence. Autant dire que nous en savons pas grand-chose. Clémentine est-elle morte ? Blessée ? Que lui est-il arrivé ? Pour savoir la vérité, Kim va devoir enquêter dans son village et interroger des personnes qu’elle connait depuis toujours. Les incertitudes sont nombreuses et nos découvertes se feront en même temps que celle de la jeune fille. Tout le monde est un possible agresseur, tout le monde a des choses à cacher. Et c’est tout l’enjeu pour Kim, doit_elle faire confiance à son instinct ? Se trompe-t-elle lourdement sur les gens qui l’entoure ?

Style enfer se lit à toute vitesse, le style est fluide et surtout le dénouement est attendu avec impatience !

Lisa

 

 

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Big easy – Ruta Sepetys

Résumé éditeur :
Années 50 à La Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n’a pas tiré le gros lot. Fille d’une prostituée qui n’a rien d’une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette ville, surnommée The Big Easy et pourtant si peu « easy », pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts.
Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l’argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela… et ceux qui l’aiment le savent bien.
Big easyCliquez sur la couverture pour lire
un extrait…

Mon avis :

Ce qui m’a attiré en premier lieu, c’est la couverture, illustrée d’une jolie photo. Puis le résumé m’a fait de l’œil… Puis je l’ai ouvert… et plus lâché…

Josie a 17 ans, fille de prostituée, de père inconnu, et prise en charge par la Ma’am d’une maison close. Elle vit dans une petite chambre au-dessus de la librairie des Marlowe, où elle travaille depuis plusieurs années. Elle fait le ménage dans la maison des filles de joie, et surtout, aspire à autre chose…
Un étranger va croiser sa route, souhaitant acheter dans la librairie quelques ouvrages. Il la marquera tant, qu’elle va l’ajouter à sa liste de père idéal. Elle apprendra le lendemain qu’il a été retrouvé mort. Une crise cardiaque ? Elle en doute. Et si sa mère et son peu recommandable petit ami y était pour quelque chose ? Elle essaie de découvrir la vérité en raccrochant les quelques pièces du puzzle dont elle dispose.

Ruta Sepetys signe ici un merveilleux roman, que dis-je, un sublime roman ! De nombreux sujets y sont abordés de manière fine et délicate : l’homosexualité, la différence, la famille, l’amitié, l’amour, la confiance, et j’en passe et des meilleures !

Sur fond de mafia et de petites frappes, Josie essaie de sortir de son quotidien, rêve d’intégrer une grande université. Sa route est parsemée de choix à faire, bons ou mauvais . Elle apprend que la vie peut vraiment être compliquée, surtout quand on a 17 ans et qu’on vit dans le quartier français à la Nouvelle Orléans. Ses amis, tous très différents (fils d’écrivains, prostituées, jeune fille de bonne famille,etc.) vont l’aider, chacun à leur manière.

Ce roman est très bien écrit, et très bien ficelé. Il a fait parti pour moi de ces livres où lors de la lecture, on a parfois du mal à retenir de petites larmes, et lorsqu’il est terminé, on regarde bêtement la couverture, en attendant de rejoindre le réel.
Vous l’aurez compris, j’ai été transportée lors de cette lecture. C’est un énorme coup de coeur, et de loin le meilleur livre que j’ai lu ces derniers temps.

A conseiller au plus grand nombre, à partir de 14 ans, jusqu’à 117 ans !

Nath à Livres

Editeur : Gallimard jeunesse
Collection : Scripto
Octobre 2013


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Psycho-killer – Anonyme

Résumé éditeur :
Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’énigmatique.

Anonyme-Psycho-GrisMetalMon avis :

Lorsque j’ai vu ce roman attendre sur les étagères, je me suis précipitée pour l’emprunter ! J’avais effectivement lu avec plaisir Le livre sans nom, ainsi que L’oeil de la lune, il y a quelques années. J’avais adoré l’univers décalé, foufou de l’auteur.

Alors c’est avec plaisir que j’ai entamé cette nouvelle aventure. L’auteur (anonyme, n’est-ce pas) signe ici, encore une fois, un polar complétement déjanté, où les événements se suivent et ne se ressemble pas. De nombreuses références sont faites à divers films et séries. L’héroïne est fan de Dirty dancing et se fait appeler Bébé, le tueur porte un masque en caoutchouc et est affublé d’une veste en cuir rouge. On retrouve des agents sous couverture, courant après un meurtrier, sans connaître la réelle raison de leur mission. Les points centraux du livre sont un bordel, un diner au bord d’une route, un asile…
Rien de très original finalement. Nous avons déjà rencontré tous les personnages sur d’autres mediums (télévision notamment). Pareil pour les lieux clés, et les situations dans lesquelles se mettent les différents personnages principaux. Ils sont tous prévisibles, sans surprise.

Je me rends compte que je n’en fais pas un portrait forcément très alléchant, mais malgré tout cela, j’ai passé un bon moment. Mon jugement est sévère, mais la raison principale de ma petite déception est que je n’avais pas les bonnes références pour pouvoir comprendre les références.

Nath à livres


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Brune Platine t.1 Mon sang est plus noir que le votre – Lisa Mandel et Marion Mousse

Résumé éditeur :

L’une s’appelle Brune, l’autre Platine. Elles sont partenaires dans l’agence qu’elles ont créée ensemble : « Brune Platine – Enquêtes en tous genres ». Leur nouvelle cliente, une jeune fille du nom de Claire, déclare être à la recherche de son père, Jean-Paul. Détail troublant : elle porte au cou une cicatrice très ancienne, qui s’est récemment rouverte et ne se referme plus.

Mon avis :

Brune et Platine sont les deux fondatrice d’une agence de détectives. Elles semblent très proches l’une de l’autre et pourtant il  paraît difficile de trouver deux femmes plus différentes tant physiquement que dans leur attitude. D’un coté il y a Platine, aux formes généreuses, figure maternelle et fatale à la fois, de l’autre , il y a Brune, silhouette filiforme tendance casse-cou. Pendant que Platine reste à l’agence, Brune part sur le terrain !

Au départ, le lecteur, comme les deux enquêtrices, pense être face à une enquête de routine. Ce ne sera bien sûr pas le cas, puisque Marion Mousse et Lisa Mandel nous entraînent dans une histoire vraiment sombre. Il ne faut pas se fier au dessin, il s’agit bien d’un thriller qui risque de vous glacer le sang ! Et attention, une fois le premier tome refermé vous attendrez la suite avec impatience !

Lisa


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Roman de vacances. #3 Un peu plus loin sur la droite – Fred Vargas

Pour les trois derniers romans lus au cours de mes vacances, il s’agira de policiers, de genres très différents. C’est parti !

 
Résumé éditeur :
En planque sous les fenêtres de l’appartement du neveu d’un député, place de la Contrescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d’un arbre. Un petit déchet blanchâtre au milieu d’excréments canins. Pas de doute, c’est un os. Et même un os humain… Naturellement, lorsque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5e arrondissement, les flics lui rient au nez. Mais ce petit bout d’os l’obsède tellement qu’il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu’à Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne. Là vit un pit-bull. Une sale bête, qui avalerait n’importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l’assassin…
 

Un peu plus loin sur la droiteMon avis

De Fred Vargas, j’ai lu de nombreux romans. Et je ne m’en lasse pas ! Un peu plus loin sur la droite ne déroge pas à la règle.

Pour le coup, vous ne trouverez pas l’éternel Adamsberg, mais Louis-Ludwig Kehlweiler, et son animal de compagnie, un crapaud nommé Buffo. Louis est un ancien inspecteur du ministère, fraîchement renvoyé de son poste. Il continue de mener des enquêtes de son côté, « à bord » de bancs parisiens qu’il utilise comme observatoire. Jusqu’au jour où il trouve un petit os, et décide de trouver à qui il appartenait, et se met à chercher un cadavre, en Bretagne, et de fait, son meurtrier.
De son ancien poste, il conserve des archives conséquentes et minutieuses, qui lui serve pour ses enquêtes. Il conserve également son réseau d’indicateurs, au cas où…

Encore une fois, Fred Vargas nous tient en haleine tout le long de son récit, nous surprenant encore. Elle donne à ses personnages des traits de caractères intéressants, les rendant très humains et attachants, bourrés de petites manies.
L’enquête est menée dans un petit village, où tout le monde se connaît. Cela pose une atmosphère de doutes, et fait l’effet d’une sorte de huis clos, où finalement, tout le monde pourrait bien être le coupable.

Envie d’un policier ? N’hésitez pas !

Nath à Livres


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Appoline – TBC (dessinateur) & Jean-David Morvan

Résumé éditeur :
Appoline Bonnais avait 7 ans lorsqu’elle a été kidnappée.
L’inspecteur Richard Wimms la retrouve 10 ans plus tard.
Une chambre forte a été installée pour la retenir dans sa maison par Antoine Carasse.
Les rôles ont l’air parfaitement distribués, mais… les choses sont-elles toujours aussi simples que nous les présentent les médias ?
Appoline

Mon avis :

Une petite fille qui grandit, un homme qui la séquestre, un meurtre, un inspecteur; mélangez tout ça, et vous obtenez cette bande-dessinée.

Bon, je vous avoue qu’elle m’a plutôt désarçonnée, c’est pourquoi j’en parle ici. Je ne l’ai pas spécialement aimée, ou pas aimée, elle m’a « dérangée », donc je me suis dit que j’allais faire une critique quand même.

Appoline est donc une jeune fille au moment de l’histoire, séquestrée depuis dix ans. Elle est retrouvée par hasard par un inspecteur qui enquête sur le meurtre du boulanger du coin. Appoline va lui raconter son histoire, l’impact qu’elle avait sur son geôlier, l’emprise qu’elle a réussie à développer. On la sent manipulatrice, avec un égo surdimensionné, et de fait, un peu folle… Je ne peux pas vous en dire plus, au risque de vous dévoiler les détails croustillants.

Je serai donc brève : une bande dessinée étrange, vraiment. Je n’en parle finalement uniquement parce qu’elle m’a gênée : les illustrations ne m’ont pas  particulièrement marqué, de même pour le récit. C’est un ouvrage « malsain », de par le texte. Mais je vous rassure tout de suite, il me semble bien que c’est l’effet recherché.

A lire, à l’occasion.

 Nath à livre