Calokilit

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La ville invisible – Irène Kung

Résumé éditeur :
« Il y a les villes que nous visitons et celles que nous pensons avoir visitées, que nous pensons connaître depuis toujours. Irene Kung nous accompagne dans ces déambulations de l’esprit, parmi ces monuments qui semblent surgir de nulle part, brillant de leurs propres feux, stylisés dans une ligne pure digne de notre imaginaire. Ces images si raffinées d’Irene Kung sont l’aboutissement d’une longue recherche, qui lui a valu un succès international. Il ne s’agit pas de reproduire la réalité : les monuments qu’elle choisit de photographier sont issus de villes et d’époques diverses, on les connaît tous mais ils semblent aussi tous appartenir à un monde onirique. […] »

Mon avis :

Une fois n’est pas coutume, je ne vous parle ni d’une BD, ni d’un roman, mais d’un beau livre de photographie.  D’Irène Kung, je ne sais rien (plus pour longtemps), sauf les quelques infos données au début du livre. Elle est née à Berne en 1958, puis elle vit et travaille tour à tour à Madrid puis New-York et enfin en Italie, en tant que graphiste, peintre et photographe.

Il s’agit ici d’un livre regroupant des photographies d’architecture, en noir et blanc. Certains bâtiments, monuments, sont très connus, font partie de l’imaginaire collectif, mais la manière dont l’artiste nous les montre, nous pousse à les redécouvrir. Le nom des monuments, des lieux, n’apparaît pas en bas des photos et c’est au lecteur, à sa guise, d’aller en prendre connaissance, à la fin de l’ouvrage.

Il y a notament un cliché de la Grande Arche à Paris, qui est au départ un monument que je n’apprécie pas du tout, mais qui là devient majestueux, mystérieux, comme issu d’un autre monde. Je n’ai pas grand chose à dire de plus, sauf que je ne me lasse pas de regarder ces photographies au charme envoûtant. J’ai hâte que ce livre soit prêt à être prêté aux lecteurs de la médiathèque pour pouvoir leur en parler !

Lisa

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Polka magazine

Aujourd’hui, je vous propose quelque chose d’un peu particulier. Et non, je ne vais pas vous parler d’un livre que j’ai lu, mais d’une revue, que j’ai découvert il y quelques temps maintenant : Polka Magazine. Il est vrai que c’est un exercice un peu difficile de présenter une revue, mais j’y tenais, et particulièrement pour celle-ci.

Polka, mais qui sont-ils ? Voici la présentation qui en est faite sur leur site.

PolkaUne même passion pour la photographie, l’actualité et l’art ont conduit la famille Genestar à créer Polka en 2007. Un projet unique parrainé par  Marc Riboud, Sebastião Salgado, Reza, Jean-Marie Périer et Eric Valli.

Un magazine : pour ceux qui veulent voir et savoir

Polka Magazine développe une politique éditoriale de production exclusive des reportages. Bimestriel, libre, riche, exigeant, vrai par ce qu’il montre et beau comme l’est parfois la vie. Aux récits photographiques, preuves visuelles de l’actualité, s’ajoutent les textes des envoyés spéciaux et les articles de grandes signatures.

Moi même amoureuse de la photo, c’est pour cela que j’ai acheté un numéro, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. En le feuilletant rapidement, je compris qu’il était question ici de photo journalisme. C’est, très honnêtement, le côté artistique et esthétique qui m’a poussé à l’ouvrir. Et là, surprise, de magnifiques articles y sont rédigés, sur des thèmes très variés, et voyageant dans le monde entier. Que ce soit au sujet d’une expo photo (comme pour ce cher Helmut Newton), ou encore un sujet d’actualité, comme pour la Syrie il y a plusieurs mois, le travail accomplit est vraiment très intéressant, très complet.

Alors si vous avez l’occasion, n’hésitez pas, lisez Polka, et faites le lire autour de vous !

Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici

Nath à Livres


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La guerre de Catherine – Julie Billet

Résumé éditeur :
 « Nous allons changer de nom, et nous devrons tous oublier, le temps de la guerre, ceux qui nous ont été donnés par nos
parents. »
Rachel s’appelle désormais Catherine, Catherine Colin. Lorsque les lois contre les Juifs se sont intensifiées, ses parents l’ont confiée à la Maison des enfants de Sèvres. Mais bientôt il ‘ n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistance organise la fuite des enfants juifs en zone libre. Ils doivent du jour au lendemain quitter l’école, leurs camarades et partir avec des inconnus. Ils ne savent pas comment feront leurs parents pour les retrouver. Ils ne savent même pas si leurs parents sont encore en vie.

Mon avis :

Ce texte est tiré d’une histoire vraie, même si les noms ont été modifiés et les faits romancés.

Rachel est une enfant juive qui grandit pendant la deuxième guerre mondiale. Lorsque les lois contre les juifs deviennent plus fortes, ses parents la confient à une école avant-gardiste dans le but de la protéger. Là-bas elle découvre la photographie, qui devient sa grande passion. Les pressions contre les juifs sont de plus en plus fortes et les enfants doivent changer de nom puis fuir.

Rachel devient Catherine et entame un long périple à travers la France, aidée par un réseau de résistance. Ce voyage sera l’occasion pour elle de faire des rencontres qui changeront sa vie. Dans sa fuite, elle emporte son appareil photo, pour garder une trace de toutes les personnes qu’elle rencontrera et faire de ses clichés les témoins de ce voyage.

Ce roman parle de la seconde guerre mondiale, mais d’un point de vue que l’on a rarement l’occasion de voir. Rachel, Catherine, n’est pas du coté des combats, ni même des sévices infligés aux juifs, mais bien de la résistance. Ce texte nous parle surtout d’une jeune fille qui grandit, cherche à survivre, se lie d’amitié, vit ses premiers émois amoureux.

J’ai vraiment été conquise par cette histoire, par la galerie de personnages qui nous est présentée. Ici pas de stéréotypes, les familles qui hébergent Catherine, ceux qui l’aident sur son chemin ne sont pas forcément des résistants forts, puissants, ce sont des gens comme vous et moi qui suivent ce que leur conscience leur dicte.

Le sujet est traité avec finesse et justesse, l’auteur ne tombe jamais dans le voyeurisme, ne cherche pas à nous apitoyer. Je conseille vraiment ce roman, que l’on soit intéressé par l’histoire de la seconde guerre mondiale ou pas.

Lisa