Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Albums jeunesse sur le thème de l’amour, de la rencontre…

Voici une petite sélection d’albums jeunesse autour des thèmes de la rencontre, de l’amour… Des albums tout doux, pas niais, parfois drôles et souvent poétiques !

Le petit prinche d’Alice Brière-Haquet et Camille Jourdy

Je commence par mon chouchou depuis longtemps, j’ai nommé Le Petit prinche ! Un album drôle et sensible qui parle d’amour, bien sur, mais aussi de différence avec un petit prince presque parfait, s’il ne transformait pas tous les sons ssss en chhhh. Il faudra tout l’amour de ses parents (le roi et la reine donc) pour le mener jusqu’à la princhèche de ses rêves ! Le texte est vraiment de qualité, bien qu’un peu difficile à lire à voix haute (un bon exercice de diction) et je suis fan des illustrations de Camille Jourdy, qui démontre encore une fois son sens du détail incomparable.

Rendez-vous n’importe où de Thomas Scotto et Ingrid Monchy Lire la suite

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Tout ira bien – Kéthévane Davrichewy

Résumé éditeur :

Abel a 17 ans et il a tout essayé. Toutes les drogues. A présent, il est esclave de son corps : il lui faut sa dose, et puis encore une autre dose. Sauf qu’à L’Arche il n’aura plus rien. On l’enferme en salle de sevrage pendant quinze jours. Puis il doit réapprendre à vivre. Sans les drogues. Jardinage, bricolage, menuiserie, maçonnerie, thérapie de groupe. Un mois, deux mois, six mois… A L’Arche, la seule échappée est en soi-même. Alors Abel convoque ce passé qui l’a mené jusqu’ici.

Mon avis :

De cette auteur j’avais juste lu Les séparées, un court roman pour adulte qui m’avait séduit grâce à sa sensibilité.

Ici encore la délicatesse de l’écriture de Kéthévane Davrichewy fait merveille. Le sujet de ce roman est dur, le quotidien et le passé d’Abel sont racontés sans faux semblants, rien ne nous est épargné. L’écriture est fluide, elle nous plonge dans la tête d’Abel pour une descente aux enfers.

L’histoire du jeune homme est touchante, que ce soit les évènements au présent, la désintoxication est un processus lent et très difficile pour ce tout jeune garçon,ou ceux de son passé. Petit à petit on apprend à le connaître, on apprend comment il en est arrivé là … Des premières bêtises aux plus grosse, c’est out un parcours qui nous est conté.

La galerie de personnages qui entoure Abel est creusée, chacun à un rôle à jouer dans son histoire et personne n’est épargné, ni ses amis, ni sa famille, ni même le personnel de l’Arche. Néanmoins il s’agit exclusivement du point de vue d’Abel, ses souvenirs sont donc forcément « orientés », mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce court texte !

Lisa


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Là où naissent les nuages – Annelise Heurtier

Résumé éditeur :

Fille unique de parents très aimants, mais très occupés, Amélia, 16 ans, s’est réfugiée dans la gourmandise. Elle traîne son corps adolescent et ses kilos en trop comme une punition. Mais l’arrivée d’une lettre étrange venue de Mongolie va bouleverser la banalité un peu mélancolique de son quotidien…

Mon avis :

Amélia est une ado comme tant d’autres, complexée, elle ne se voit que par rapport aux autres. Sa mère est une femme forte, très belle, comparée à elle Amélia se sent inintéressante, moche, grosse, elle n’arrive pas à sortir de son ombre. Même chose pour son père, un homme brillant, chirurgien dans un grand hôpital parisien. Comment se trouver légitime alors que l’on se compare à des alter-egos que l’on trouve parfaits en tout point !
Alors Amélia mange pour s’oublier, pour s’occuper. L’ennui fait partie intégrante de sa vie.

L’arrivée d’une lettre de Mongolie va tout changer pour elle. En même temps que le passé de ses parents ressurgit, l’avenir d’Amélia change. Le voyage qu’elle va entreprendre, sans envie au d’épart, va la mener bien plus loin que ce qu’elle pensait. Entre découverte du pays, de la culture Mongole et de la dureté du monde, Amélia va grandir, se trouver.
Le lecteur voyage avec elle, j’ai adoré visiter Oulan Bator, voir par ses yeux les plaines mongoles. Les multiples rencontres qu’elle va faire vont la pousser dans ses retranchements, l’obliger à sortir de sa réserve, à se découvrir.

Comme toujours avec Annelise Heurtier, on est emporté par son récit, par le destin de cette ado si proche de nous. Le livre en lui-même est très beau avec une magnifique couverture, ce qui ne gâche rien !

Lisa


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Les vestiaires – Timothé Le Boucher

Résumé éditeur :

Le nouveau vestiaire des collégiens ouvre ses portes. Vitres floutées et toilettes roses, les garçons découvrent les locaux rénovés avec un mélange de gêne et de moquerie. D’autant plus que les douches sont désormais collectives !
Ainsi deviennent-elles un centre d’intérêt particulier, dans cet espace clos où le principe fondamental de l’autorité adulte disparaît et où peuvent s’exprimer les instincts primaires à l’état le plus brut : agressivité, sexualité ado, moqueries, harcèlement de la tête de turc…

Mon avis :

Quelle force dans cette bande dessinée ! Le postulat de départ est très simple, il s’agit d’un huis clos dans le vestiaire des garçons. Chaque semaine, les mêmes garçons se retrouvent dans ce vestiaire tout neuf. Les douches communes vont les bousculer, les pousser à remettre en question leurs habitudes et la hiérarchie dans leur groupe.

La dynamique d’une classe est très réaliste, on ressent fortement la violence qu’il peut y avoir à ces âges de grands changements. Ce groupe d’ados est régit par des règles simples, une hiérarchie très claire qui imposent à certains de se parler et à d’autres d’être mis de côté. La position de souffre-douleur de Corentin paraît inévitable, comme si il était impossible pour les adolescents de ne pas choisir une tête de turc, d’ailleurs quand un élément perturbateur va intervenir, très vite le groupe trouvera un nouvel équilibre.

Le dessin de Timothé Le Boucher nous présente des adolescents aux physiques variés, des beaux mecs qui semblent avoir grandis avant les autres aux plus juvéniles. Les décors sont simples et plantent un décor un peu froid, comme peut l’être un équipement scolaire.

Super bonus : pour accompagner la sortie des Vestiaires, Timothé le Boucher a fait paraître directement en ligne une bd interactive qui reprend les personnages de la bd papier dans une histoire inédite, c’est par ici !

Lisa


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Automne – Jan Henrik Nielsen

Résumé :

Depuis plus de 6 ans, Nana et sa jeune sœur Fride vivent enfermées dans un bunker sur une île avec leur père. Tout ce qu’elles savent c’est qu’un virus a décimé les hommes et que la nature se meurt mystérieusement. Son père les a conduit dans ce bunker pour les protéger, alors que leur mère, médecin, est resté sur le continent en ville pour tenter de soigner les survivants.
L’enfermement leur pèse mais la peur de l’extérieur est plus forte. Lorsque leur père tombe malade, les deux sœurs vont devoir sortir pour essayer de rejoindre la ville et trouver des médicaments.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman qui revisite les codes du roman de survie. Toute son originalité réside dans la manière dont le sujet est traité, ici pas de défaitisme, pas de roman noir, comme c’est souvent le cas dans ce style littéraire, au contraire le récit est lumineux ! Au cours de leur voyage Nana et Fride vont croiser rares survivants et toujours il subsistera une pointe d’espoir. Bien sur, la peur, l’inquiétude sont aussi présentes, le lecteur ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour les deux enfants.

Faire connaissance avec ces deux sœurs est un plaisir, chacune apporte une dimension supplémentaire au récit. Nana est une jeune fille forte, voix de la raison, elleva devoir réapprendre beaucoup de choses, le monde a bien changé pendant ces quelques années. Obligée de s’occuper de sa jeune sœur, elle ne baisse jamais les bras, toujours prête à faire preuve de tendresse envers sa cadette. Fride a seulement 7 ans, de l’extérieur elle ne connait rien, elle va devoir tout découvrir, même si le monde, qu’elle voit pour la première fois, n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle lisait dans les livres du bunker.

Les descriptions sont très belles, très douces, j’ai vraiment eu l’impression de marcher au côté des deux héroïnes. A mon avis, on ne peut qu’être happé par l’ambiance qui se dégage de ce roman.


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Le Petit Chaperon Rouge, entre classique et contes détournés

Le Petit Chaperon Rouge est un conte que j’apprécie beaucoup d’autant plus depuis que je travaille en médiathèque et que j’ai découvert les très nombreux albums qui le reprenne, dans des versions plus ou moins modifiées !
Je vais vous présenter aujourd’hui, quelques uns de mes favoris.

Le Petit Chaperon Rouge de Jimi Lee aux éditions Grandir

Je commence par cet ouvrage de Jimi Lee, tout simplement parce que ce fut un véritable coup de cœur visuel pour moi. Il s’agit d’un album sans texte qui peut se déplier totalement pour former une frise contenant l’ensemble du conte. Le dessin est simple et très délicat, le travail d’édition est précis et de grande qualité, faisant de ce livre un petit bijou. Le déroulement du conte en lui-même est assez classique avec une fin heureuse où le chasseur vient sauver tout le monde.

 Le Petit Chaperon Rouge d’après Charles Perrault, illustré par Warja Lavater, aux éditions Maeght

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Et tu connaitras l’univers et les Dieux – Jesse Jacobs

Résumé éditeur :
Et tu connaîtras l’Univers et les Dieux vous apportera les réponses à des questions aussi primordiales que : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Qui a tué les dinosaures ? Quelle est la place de l’homme dans le règne animal ? Ou encore : Pourquoi ne faut-il pas mettre les doigts dans son nez ?Et tu connaîtras l’Univers et les Dieux met en scène trois divinités chamailleuses qui s’amusent à créer des mondes sous le regard bienveillant de leur maître. L’un d’eux, Ablavar, crée la Terre et la peuple de curiosités esthétiques carbonées qu’il nomme « ani-maux ». Zantek, lui, préfère faire mumuse avec de froides structures silicées et se pose en rival. Il entreprend alors de détruire l’expérience d’Ablavar de l’intérieur en créant … l’hu-main.

Mon avis :

La première chose qui m’a attirée vers cette bd, c’est, comme souvent, sa couverture, promesse de science-fiction, d’illustrations et d’un univers loufoques. Je n’ai pas été déçue ! Loin sans faut même puisque cette bd est un véritable O.V.N.I. !

Ici c’est l’être humain qui est montré du doigt, présenté dès le départ comme un être mauvais, par lequel le malheur arrivera. Ce qui semble logique, puisqu’il a été créer pour nuire, pour détruire l’œuvre d’un dieu par un jaloux. Vous l’avez compris, rien de conventionnel dans ce récit, si ce n’est la mesquinerie des entités entre elles.

Cette bd est truffée de référence : à la Bible, à la course vers la technologie, aux théories de l’évolution et bien d’autres que je n’ai peut être pas perçues.  Si vous l’appréciez, c’est clairement une bd que vous aurez envie de relire plusieurs fois, pour y découvrir de nouvelles références et pour en admirer une nouvelle fois les dessins si particuliers. Le rose, le bleu et le violet en sont les couleurs dominantes, couleurs qui se répondent sans cesse et crées des entrelacs, des motifs qui ne laissent que peu d’espace pour une respiration visuelle au cours de la lecture. Certaines planches ont un découpages assez conventionnel alors que d’autres plus originales sont vraiment très belles.

En tout cas, cette bd ne laissera personne indifférent, j’espère avoir réussi à piquer votre curiosité pour cet objet étrange, parfois drôle, parfois vulgaire, parfois plus profond qu’on ne le pense.

Lisa


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Little Tulip – Jérôme Charyn et François Boucq

Résumé éditeur :
Emprisonné en même temps que ses parents, c’est à l’âge de sept ans que Pavel a découvert l’enfer du goulag. Séparé des siens, il a dû apprendre à survivre seul. Quelques années plus tard, il connaît bien les règles qui régissent son univers: la violence permanente, l’incurie des gardiens, la toute-puissance des chefs de gangs,… Il sait que s’adapter et s’endurcir ne suffisent pas. Grâce à ses talents de tatoueur, il obtient la protection de Kiril la Baleine, le plus cruel des caïds. Mais s’allier avec le diable a toujours un prix…

Mon avis :

Cette BD oscille entre deux époques. D’un côté les années 70, où Paul, tatoueur de grand talent, est aussi dessinateur de portrait robot pour la police de New York et de l’autre, la fin des années 50 où Pavel (puisque tel était son nom à l’époque), encore enfant, était déporté avec ses parents dans un goulag sibérien. C’est cette opposition entre les deux Paul/Pavel qui fait, pour moi, la force du récit. L’enfant et l’adulte se répondent, le lecteur suit leur évolution à tous les deux, l’un expliquant le caractère de l’autre.

Le récit est sombre, que ce soit au goulag ou à New York, le personnage principal semble englué dans son passé, dans les horreurs qu’il a vu. Ici peu d’espoir et pourtant, tant de lumière dans le dessin ! Avec François Boucq chaque planche devient un véritable plaisir pour les yeux, avec un dessin tout en nuances et dans couleurs magnifiques. L’intrigue est assez simple, mais passionnante, entre action, sentiments et rebondissements, difficile de ne pas y trouver son compte.

La fin pourra en laisser certains perplexes, pour ma part, j’ai apprécié ce dernier rebondissement, avec une morale, un peu comme dans un conte.

Une BD grand public de très grande qualité.

Lisa


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Iba – Pierre Maurel

Résumé éditeur :
Malgré le soutien de ses vieilles amies, Élise peine à se remettre d’un récent chagrin d’amour. Faible, vulnérable et à fleur de peau, elle est assaillie par ce qui ressemble à des visions. Leur personnage central est une étrange jeune femme aux yeux vides qu’Élise seule paraît capable de voir. Ce spectre un peu effrayant n’est pourtant pas une inconnue : Iba, ainsi que la nomme Élise, est depuis toujours sa compagne silencieuse mais ô combien présente, jouant auprès d’elle le rôle de l’ami(e) imaginaire que s’inventent de nombreux enfants.

Mon avis :

Cette bande dessinée est parue au départ dans la revue numérique Professeur Cyclope, avec un format différent donc. Je trouve que l’édition est très réussie, j’aime ce petit format assez épais et surtout la couverture très contrastée attire l’œil.

Le point de départ de l’histoire est très simple : Elise, une jeune adulte, peine à se remettre de sa rupture. Heureusement elle est soutenue par deux amies et sa grand-mère. Mais rapidement l’histoire se corse avec l’apparition d’Iba, une sorte d’esprit, qui était l’amie imaginaire d’Elise pendant son enfance.
Qui est Iba ? Existe-t-elle réellement ou Elise perd-t-elle pied dans cette période difficile? Voilà les deux questions auxquelles le lecteur se heurte pendant la première partie du récit. Les retour en arrière réguliers nous permettent d’en apprendre plus, petit à petit, sur Elise et son histoire.

J’ai trouvé cette BD très prenante, voire angoissante par moment. Pierre Maurel nous entraîne dans une histoire trouble entre présent et passé jusqu’à un dénouement surprenant. Le suspense est présent du début à la fin et l’auteur sait installer un climat étrange dans lequel le lecteur ne sait pas à quoi s’attendre.

Lisa

Pour en savoir plus sur la revue : Professeur Cyclope


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Addiction – Blake Nelson

Résumé éditeur :
Maddie, 17 ans, est en cure de désintoxication pour un problème d’alcool, de drogue et de comportement violent. D’abord rétive et solitaire, elle reprend vie quand elle rencontre Stewart, croisé dans le bus qui emmène les patients à la seule sortie autorisée : une séance de cinéma un soir par semaine. Très amoureux l’un de l’autre, les deux jeunes gens se retrouvent vite sur la sellette – toute relation est interdite pendant la cure. Bravant le règlement, ils se mettent en danger…

Addiction

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman, les thèmes sont durs bien sûr, mais il ne s’agit pas d’un roman qui vous prend à la gorge, plutôt d’une chronique de la vie, presque comme toutes les autres, d’une adolescente. Je me suis vraiment attachée à ce personnage. Le roman est écrit à la première personne ce qui permet de vraiment bien s’identifier à Maddie.

La première partie du livre, présentant le passage de Maddie en cure, n’est pas pour moi le plus intéressant. C’est au moment de sa sortie qu’Addiction prend toute son ampleur. Après Spring Meadows, Maddie va devoir réapprendre à vivre, sans laisser ses addictions reprendre le dessus… Réintégrer le lycée, réussir à sortir de sa coquille, s’ouvrir au monde. Ses relations avec Trish (son amie de cure) et Stewart, deviendront pour elle à double tranchant. Maddie va donc devoir apprendre à se protéger des autres et d’elle-même.

Le chemin de Maddie vers la rédemption est long, semé d’embûches, le découpage du roman (en neuf parties) accompagne vraiment les différentes étapes dans la vie de la jeune fille. Le lecteur suit Maddie sur plus de deux ans, de sa cure jusqu’à ses débuts à l’université. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié, voir Maddie grandir, suivre ses choix, partager les hauts et les bas qui jalonne son parcours.

Ce roman m’a touchée, sans tomber dans le trash, ou le voyeurisme, Blake Nelson livre un portrait d’adolescente attachant et fort en émotions.

Lisa