Calokilit

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Celle que … (ou Valentine) – Vanyda

Résumé éditeur du tome 1 (Celle que je ne suis pas) :

Valentine vit seule avec sa mère. Elle adore les mangas, comme ses copines de classe. Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop…

Mon avis :

J’ai lu cette série il y a quelques années, quand elle était encore publiée en noir et blanc sous les titres suivants : Celle que … Je ne suis pas, Celle que… Je voudrais être et Celle que je suis. Aujourd’hui la série est ré-éditée en couleurs sous le titre « Valentine », ce que je trouve bien dommage, puisque pour moi le titre « Celle que… » mettait bien en évidence cette phase de l’adolescence où l’on apprend à se connaître soit-même et a s’accepter.

« Celle que » retrace l’adolescence de Valentine, une jeune fille comme les autres, qui se cherche. Valentine n’est pas la plus jolie de ses amies, pas la plus drôle, ni la plus intelligente et elle cherche sa place. Ici pas d’événement extraordinaire, le quotidien de Valentine est tout à fait classique, elle ne doit faire face à aucun traumatisme particulier, seulement réussir à traverser cette période pas simple du mieux qu’elle peut. La nonchalance et les errements de cette période sont ici croqués avec beaucoup de réalisme, et un graphisme très doux. J’ai vraiment aimé le réalisme de la série qui ne montre pas les adolescents comme des monstres capricieux et égocentriques, comme ça peut être le cas dans certains ouvrages pour cet âge.

Chaque tome correspond à une année de la vie de Valentine, et c’est un plaisir que de la voir évoluer, elle, ses amies, leurs relations. Chaque année apporte son lot de nouveautés et d’apprentissages à la jeune fille. Je dois l’avouer je me serais bien laissée tenter par un quatrième tome, même si le troisième clôture bien le cycle. En Valentine, beaucoup d’adolescentes se retrouveront et c’est pour cela que je le conseille si souvent. Il me semble que c’est aussi une bonne lecture pour les parents qui auraient un peu oublié les errements de l’adolescence.

Lisa

Le site de l’auteure : Vanyda

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Jane le renard et moi – Fanny Britt et Isabelle Arsenault

Résumé éditeur :

Hélène est victime de harcèlement et d’intimidation à son école. Elle trouve alors refuge dans le monde de Jane Eyre, le premier roman de Charlotte Brontë…

Mon avis :

Le pitch est simple, une pré-ado est mise de coté par ses camarades de classe qui semblent l’avoir prise en grippe. Hélène ne comprend, bien sur, pas pourquoi ses anciens amis deviennent ses tortionnaires, elle va même jusqu’à se remettre en questions, jusqu’à penser que c’est parce qu’elle est trop grosse, pas assez brillante que les autres la dénigrent. Elle glisse lentement dans la tristesse. Heureusement, la lecture de Jane Eyre lui apporte du réconfort, lui permet de s’évader en s’identifiant à l’héroïne. Evidemment ce n’est pas le roman qui la sortira de sa solitude, mais c’est grâce à lui qu’elle gardera la tête haute.

Au premier abord ce roman graphique ne semble pas tendre avec les adolescents et pourtant, au fil des pages j’ai été très touchée par la douceur, la tendresse qui se dégage du ton de Fanny Britt et des illustrations d’Isabelle Arsenault. Les thèmes du harcèlement scolaire, de l’intimidation et des complexes sont traités avec énormément de délicatesse, servis à merveille par le travail d’Isabelle Arsenault, tout en finesse avec une utilisation des couleurs simplement superbe !

Cette BD est un petit bijou à mettre entre toutes les mains. Tout y est pour en faire un véritable coup de cœur.

Lisa


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Brèves du mercredi #3

Ce mercredi, ce sera bande dessinée ! Comme souvent, certes… Mais quand on aime, on ne compte pas, non ? Je vous présente donc 3 BD, qui peuvent plaire atant aux adolescents qu’aux adultes, pour peu qu’ils aient gardé un goût pour la fantaisie et l’adolescence.
 

Ghostopolis de Douglas TenNapel

Garth, jeune garçon atteint d’une maladie incurable, est envoyé par accident dans le monde des morts par un chasseur de fantôme sur le retour, Franck Gallows. Dans cet univers, Garth se découvre rapidement des pouvoirs magiques mais déchante rapidement lorsqu’il s’aperçoit que le mode des fantômes est sous le joug d’un roi maléfique. Secouru par Franck, Il va tenter de délivrer les êtres vivants dans cet univers parallèle pour enfin pouvoir rentrer chez lui.

Une bande dessinée au dessin somptueux, mêlant noirceur et humour avec beaucoup de subtilité.

Hollywood Jan de Bastien Vivès et Michaël Sanlaville :

Jan est un garçon, timide pas très grand, mal dans sa peau. Après avoir passé des années de collège difficiles, il rentre au lycée et espère une vie meilleure.
Pour s’aider, avoir plus confiance en lui, il s’imagine entouré de trois acteurs hollywoodiens. Russel Crowe, Sylvester Stalone et Arnold Schwarzenegger vont l’aider à surmonter ses petites hontes du quotidien…En le soutenant, mais aussi parfois en le malmenant.
On remarque qu’il a choisi comme amis imaginaires des personnages baraqués, forts, symboles de puissance. Arrivera-t-il à s’affirmer par lui-même, pour lui-même ?
Le ton est décalé, assez drôle. Le sujet de l’adolescence est ici traité avec humour, mais sérieux.

Souriez de Raina Telgemeier :

« Souriez » est une bande dessinée autobiographique (le personnage principal à le même prénom que l’auteur) au sujet de l’adolescence, des changements qui s’opèrent et des relations entre adolescents.

Raina est une jeune fille complexée par ses dents. En effet, suite à une chute elle a perdu ses deux dents de devant, et elle va devoir traverser bien des épreuves avant de retrouver le sourire de ses rêves. Le lecteur suit son évolution sur plusieurs années, à partir de son entrée au collège où elle ne souhaite qu’une chose : passer inaperçue ! Au fil des pages, l’adolescente grandit, apprend à se connaître à s’accepter et à mieux s’entourer.

« Souriez » est une bande dessinée sensible sans chercher à apitoyer et parsemée d’humour.

Lisa