Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Rainbow warriors – Ayerdhal

Résumé éditeur :
Mis à la retraite sur requête du bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences.
Objectif : renverser le dictateur d’un État africain et permettre la tenue d’élections en bonne et due forme. Ses moyens : l’argent n’est pas un problème. Son effectif : un encadrement d’une centaine de professionnels et 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation.
Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail.
Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans.

Mon avis :

Le pitch a l’air fou, et parfois la folie a du bon, c’est le cas, ici, pour ce roman transgenre (c’est le cas de le dire) d’Ayerdhal. A partir d’un scénario fantaisiste, Ayerdhal nous offre une critique acérée de notre société capitaliste. Alors que l’on aurait pu craindre des personnages caricaturaux, la finesse est de mise avec des personnalités attachantes, des faux-semblants, des psychologies profondes.

Il n’y a pas de farce dans ce récit, qui traite de géopolitique, de stratégie, d’économie et encore plus d’égalité entre les hommes. Les sujets explorés sont au cœur de notre actualité, bien qu’exacerbés. De l’identité sexuelle, à la lutte humanitaire, en passant par une réflexion politique poussée, le panel est large.

Il ne faut pas hésiter à dépasser le résumé éditeur, qui peut effrayer, pour ainsi mieux laisser sa chance à ce roman, attachant, au contenu très riche, qui fait réfléchir le lecteur plus qu’il ne le croit au départ. D’Ayerdhal, je n’avais lu que de la SF, ce fut vraiment une découverte pour moi que de lire ce thriller, riche, très rythmé aussi. De quoi me donner enfin d’en lire encore !

Lisa

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Le prisonnier du ciel – Carlos Ruiz Zafon

Résumé éditeur :
Des secrets de sinistre mémoire viennent hanter Daniel Sempere et son ami Fermín, les héros de L’Ombre du vent.
Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l’offre à Fermín, accompagné d’une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu’il a toujours caché.
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d’hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l’enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l’auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé…
Dix-huit ans plus tard, quelqu’un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.
 
Le prisonnier du ciel
 

Mon avis :

J’adore Carlos Ruiz Zafon et son Cimetière des livres oubliés. Pourtant, ce troisième tome m’a déçu, et m’a laissé sur ma faim. L’écriture est toujours aussi agréable. L’auteur nous plonge toujours dans cette ambiance vaporeuse, peut-être même un peu magique et les personnages sont toujours aussi humains.

Mais ici, l’auteur nous plante le décor de son prochain livre, sans finalement nous dévoiler grand-chose.  Quand on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose de décisif, nous en sommes à la dernière page…

De fait, j’ai été déçue, me retrouvant à lire l’introduction du quatrième tome. A vrai dire, le prisonnier du ciel nous donne envie de lire la suite très rapidement, mais nous laisse sur notre faim. Peut-être était-ce le but !

Nath à livre


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Grâce et dénuement – Alice Ferney

Résumé éditeur :
Dans un décor de banlieue, une libraire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.
 
 

Mon avis :

Une belle découverte. Je cherchais des livres sur le thème des gitans, et une collègue m’a conseillé, avec goût, de lire celui-ci.

Sur un terrain laissé à l’abandon par sa propriétaire, une famille de gitans s’installe : la vieille, ses fils, ses belles-filles, et leurs enfants.

Un jour, Esther débarque (et c’est vraiment le terme !). Elle propose aux enfants de leur faire la lecture. Naît alors une amitié, un attachement fort entre cette femme et toute cette famille, qui vit au gré des expulsions.

Un récit difficile, où l’on vit, avec cette famille, des situations compliquées. Mais surtout un récit plein d’humanité, qui finalement nous donne un peu d’espoir quant à ce que peut faire un humain pour un autre humain.

Un roman à lire sans hésiter !

Nath à livre