Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Madie – Mercier, Filippi et Raymondi

Résumé éditeur :

De nos jours, à Lunéville dans l’est de la France, Madie jouit d’une existence apparemment satisfaisante et épanouie, entre son métier de médecin généraliste, le couple qu’elle forme depuis sept ans avec son compagnon Édouard et les amis qui les côtoient depuis de nombreuses années.
Mais lorsqu’elle apprend que son ancien amour de jeunesse, Frédéric, que tout le monde pensait mort, est en fait bien vivant, Madie se laisse submerger par une crise existentielle comme elle n’en avait encore jamais connue… Rattrapée par le sentiment de l’ennui, rongée par l’indécision, hantée par l’idée de n’avoir fait que des mauvais choix, Madie « décroche » et laisse soudain tout en plan, direction Bruxelles où elle espère retrouver la trace de Frédéric…

Mon avis :

Madie avait tout pour me séduire : un dessin tout doux, un scénario qui réunit introspection, amitié au long court et secret de famille. Et pourtant me voilà sur ma faim ! J’ai terminé ma lecture il y a 15 minutes, autant dire qu’il s’agit d’une critique à chaud.

Pour les points positifs, le dessin est réussi, les couleurs sont délicates et apportent vraiment à la lecture. Les personnages m’ont bien plu, que ce soit Madie et ses questionnements, Edouard et sa délicatesse (toute relative par moments) ou Hocine et sa famille attachante, malheureusement j’aurais aimé avoir plus de temps pour faire leur connaissance à tous, plutôt que de voir leurs portraits brossés un peu hâtivement. Il est bien question des états d’âmes des personnages et la chronique du métier de médecin de campagne de Madie offre de beau moment.

La quatrième de couverture laisse penser qu’il va y avoir une enquête, une fuite, un élan, ce n’est pas du tout ce que j’en ai retenu. Effectivement Madie part pour Bruxelles à la recherche de Frédéric mais la fuite est molle sans rebondissement. Et puis le secret de famille ne sera finalement qu’un prétexte sur lequel le lecteur n’obtiendra pas de véritable réponse. Vraiment j’ai un petit goût d’inachevé après cette lecture. Au fil des pages l’intrigue se fait plus brouillonne, moins claire. Je ne sais pas si les auteurs avaient un volume à respecter, mais pour moi, ici, il y a trop ou pas assez. J’aurai bien rajouter des pages à cette version de Madie pour approfondir toutes les pistes offertes ! L’autre solution aurait été de resserrer l’intrigue, quitte à supprimer quelques personnages secondaires !

Pour autant je peux dire que j’ai passé un bon moment à tourner les pages de cette bande dessinée, je ne regrette pas ma lecture, mais suis toute de même un peu déçue.

Lisa

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Roman de vacances. #2 Une étoile aux cheveux noirs – Ahmed Kalouaz

Résumé éditeur :
Après Avec tes mains (Babel n° 1129, prix Beur FM, prix Léo Ferré), portrait bouleversant de son père Abd el-Kader, Ahmed Kalouaz poursuit son exploration de la mémoire familiale avec une évocation de sa mère. Immigrée d’Algérie dans les années 1950, elle fut toute sa vie une femme soumise aux tâches ménagères, dévouée à ses quatorze enfants, qui jamais ne connut ni insouciance ni bonheur. Alors qu’elle doit quitter l’appartement dans lequel elle a vécu quarante ans, car la cité de Grenoble où il se trouve va être détruite, son fils installé en Bretagne choisit de traverser la France en mobylette pour la retrouver. Le temps de lui écrire une longue lettre d’amour et de mémoire.
 

Une étoile aux cheveux noirsMon avis :

Encore une fois, j’ai acheté ce livre un peu au hasard, attiré par le bandeau « Rentrée littéraire Babel ».  L’auteur ici nous raconte son voyage en mobylette à travers la France, comme un rêve de gosse, pour rejoindre sa mère, qui doit quitter son appartement pour que l’immeuble dans lequel elle vit soit détruit.

Il en profite pour se remémorer des parcelles de son enfance, et l’amour de sa mère. Il se sert ici du récit un peu comme d’une catharsis. C’est le sentiment qui pour moi s’en est dégagé.
L’écriture est magnifique, sans lourdeur, mais néanmoins très poétique, très touchante. Il écrit ce livre pour sa mère, qui ne le lira jamais : elle n’a jamais appris à lire.

Il expose ici la vie dure qu’elle a eut, de devoir élever ses nombreux enfants avec très peu de moyens, ne se sentant pas chez elle dans ce pays qu’est la France. Puis l’incompréhension, parfois, entre elle et lui.

Il est difficile de parler de livre, qui vous prend aux tripes. Ici, on ne raconte pas d’histoire, mais la « vraie vie », avec ses coups durs, et ses petits bonheurs, qui se cachent bien souvent dans un gâteau au miel, dans une odeur. L’auteur est apaisant, le livre est magnifique.

Nath à Livres