Calokilit

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Le jeu des hirondelles – Zeina Abirached

Résumé éditeur :

En avril 2006, sur le site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d’une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l’entrée de son appartement, a dit une phrase qui m’a bouleversé :  » Vous savez, je pense qu’on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici. »

Cette femme, c’était ma grand-mère.

Mon avis :

J’ai eu la chance d’assister il y a une semaine à une rencontre avec Zeina Abirached. Pour l’occasion, j’ai donc lu Le jeu des hirondelles, mourir partir revenir. Cette bande dessinée, ce roman graphique est un témoignage de l’auteur. En effet Zeina est née au Liban, à Beyrouth, pendant la guerre, une guerre qui durera pendant les 10 premières années de sa vie.

Ici, elle nous raconte une nuit d’attente dans l’entrée de l’appartement où elle vivait avec ses parents et son petit frère. Ses parents sont partis rendre visite à la grand-mère, et sont coincés chez elle pendant que la ville est bombardée. Pendant cette nuit d’attente, où les heures passent lentement, c’est une partie des habitants qui défilent dans l’appartement, dans cette entrée sensée être la pièce la plus sure de l’immeuble.

Dans cet immeuble c’est tout un échantillon du Liban que l’on retrouve, des personnages hauts en couleurs, tous différents, aux caractères bien marqués. Pendant cette nuit, le lecteur ne verra pas la guerre, il en entendra parler, en entendra les bruits, les déflagrations, mais il partagera surtout un souvenir, un fragment de quotidien, pas mais l’Histoire, mais l’histoire. L’auteur met en avant la solidarité, les relations entre les personnages, les voisins, et l’atmosphère qui règne dans le lieu confiné. Ici , même si la guerre a fait souffrir tout le monde, elle a aussi permis  de rapprocher les habitants de l’immeuble, les poussant à créer leur propre communauté.

La bande dessinée est en noir et blanc, pas de demi-teinte, pas de gris, seulement du blanc, du noir et le talent de Zeina Abirached pour créer des décors pleins de détails tout en contrastes. La jeune femme a une formation de graphiste et cela se sent dans la manière de mettre en scène les décors, de choisir les cadrages. Le dessin qui au départ peut sembler froid, dur, est en fait plein de courbes, de délicatesse.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le jeu des hirondelles est une bande dessinée très abordable, elle ne demande pas de connaître grand-chose de la guerre au Liban, pour pouvoir être appréciée à sa juste valeur. Si vous en avez l’occasion, ouvrez-là, jetez un œil aux illustrations et je ne doute pas que vous vous laisserez tenter par cette lecture !

Lisa


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Binti, une enfance dans la tourmente africaine – Deborah Ellis

Résumé éditeur  :
Dans une Afrique ravagée par le sida et la pauvreté, Binti, une jeune africaine de 13 ans apprend chaque jour à lutter pour survivre. Elle apprend aussi, parfois à ses dépens, que la vie est précieuse, et que générosité et solidarité ne sont pas de vains mots.
 

Mon avis :

Voila un très beau livre, plein d’espoir. Binti est une enfant heureuse, car bien entourée par sa famille, son père, son frère et sa sœur. Malheureusement, le Sida qui emporte son père va bouleverser sa vie, lui faisant découvrir un autre visage du Malawi. Un visage dur, ou chacun essaie de survivre de son mieux, souvent au détriment des autres, et où le SIDA est porté comme un poids à vie, pour les malades comme pour leur famille.
Ce roman raconte le combat de Binti pour rester en vie, et protéger sa famille, son combat pour trouver un but dans l’existence. Le récit est dur mais les enseignements qu’en tire Binti sont tous importants. Les personnages sont hauts en couleurs et attachants.
Ce texte nous donne à voir une Afrique passionnante, avec ses problèmes, ses traditions. La pauvreté et la misère ravagent le pays, mais ce roman nous rappelle qu’il ne faut jamais perdre espoir.

Lisa