Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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De profundis – Chanouga

Résumé éditeur (nébuleux pour le coup) :
Quelque part entre Ceylan et Bornéo, des pêcheurs racontent avoir autrefois ramené dans leurs filets un drôle de naufragés, une étrange créature chassée du pays des sirènes…

Mon avis :

De profundis est une bande dessinée mystérieuse, et n’espérez pas après la lecture en avoir percé tous les secrets… Bien au contraire ! Ici l’auteur nous ballade, il nous promène, nous emporte dans un univers fantatique, où les apparences sont bien souvent trompeuses.

Jonathan, un jeune marin, est victime d’un naufrage spectaculaire, son vaisseau est entrainé dans un typhon. Il se réveille sur une plage, après avoir passé un temps indéterminé dans les flots. Recueilli par deux jeunes femmes, à l’allure frêles et plutôt bien faites, il va  vite se rendre compte qu’elles ne sont pas ce qu’elles paraissent… La réalité va alors se troubler pour le jeune homme qui devra ruser si il souhaite s’en sortir.

Ici, peu de textes, quasiment aucun élément pour situer l’intrigue. Et cela n’a pas d’importance, puisqu’il suffit de se laisser bercer par les illustrations de l’auteur. L’intrigue contient de nombreuses zones d’ombres, pour laisser plus de place à l’imagination du lecteur certainement.

Si vous cherchez une lecture simple, avec une intrigue précise, un début et une fin, passez votre chemin, par contre si vous cherchez la rêverie, le voyage, le plaisir des yeux, foncez sur cette bande dessinée à l’édition luxueuse.

Lisa

Le blog de Chanouga, pour prolonger le plaisir.


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La Sirène des Pompiers – Zanzim (dessinateur) & Hubert

Résumé éditeur :
Paris, fin du XIXe siècle. Gélinet, peintre dénué de talent, veut en finir avec la vie. Il se jette dans la Seine, mais tombe dans les bras d’une sirène qui rêve de la capitale. Quand il décide de l’héberger et de la coucher sur la toile, la gloire lui tend les bras… Un conte poétique mâtiné de fantastique, servi par un trait léger et enchanteur.

La SIrène des Pompiers

Mon avis :

La Sirène des Pompiers… Le titre m’a longtemps interpellée, ne collant pas à l’illustration, enfin, qu’à moitié… Puis, d’un coup, j’ai un « flash » ! Les Pompiers, pas ceux habillés en rouge, mais les peintres Pompiers (en d’autres mots, pour ceux qui ne voient pas le rapport, il s’agit des peintres académiques) !

Ici, la Sirène ne sait pas chanter, et a des envies de découvrir le monde. Elle se retrouve donc à Paris, dans la Seine. Un peintre, Gélinet, lui tombe dans les bras alors qu’il tente de se suicider. Son art est vivement critiqué et risé.

La Sirène marquera son salut artistique : il s’en inspirera pour peindre ses tableaux, et sera alors adulé. En parallèle, il vit une histoire d’amour avec celle-ci, ayant trouvé un subterfuge pour qu’elle sorte de l’eau. Mais tout va se gâter…

Une bande dessinée très agréable à lire, plongée dans le XIXème siècle, affichant le tournant artistique que prend la France : l’académisme, et le salon des refusés, avec le début de l’impressionnisme. Les illustrations sont très réussies. On retrouve des œuvres connues revues et corrigées, comme pour La naissance de Vénus  de Cabanel :

1863_Alexandre_Cabanel_-_The_Birth_of_VenusLa Sirène des Pompiers

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage, et le conseille vivement dès l’adolescence.

Nath à livre