Calokilit

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Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? – Zidrou & Roger

Résumé éditeur :
Un duo inédit pour un album plein d’humanité et de tendresse : Zidrou et Roger, le dessinateur de Jazz Maynard, signent le one-shot Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? Eh bien, c’est sa maman ! Madame Hubeau, elle, s’occupe seule de son grand enfant de 40 ans, Michel, handicapé. Un quotidien certes difficile, mais joyeux et qu’elle assume avec courage et générosité. Un magnifique hommage à toutes ces personnes admirables qui se battent dans l’ombre.

pendant-que-roi-prusse-faisait-guerre-qui-donc-lui-reprisait-ses-chaussettes-tome-1-pendant-que-roi-prusse-faisait-guerre-qui-lui-reprisait-ses-chaussettes-one-shotMon avis :

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?  est une bande dessinée que j’avais très envie de lire. Ayé ! C’est fait !

Tout d’abord, j’ai été déstabilisée par la « forme » : j’ai d’abord cru que le récit était composé de plusieurs petites histoires. Finalement, ces diverses histoires  forment un tout.

Madame Hubeau a un grand garçon, un adulte. C’est son enfant, depuis quarante ans. Il est handicapé, et n’est plus du tout autonome. Elle s’en occupe comme lorsqu’il était petit. Il aime jouer à Puissance 4, regarder les dessins animés. Et il déteste le vent.

Pour moi, cette bande dessinée parle de la solitude : la maman fait tout ce qu’elle peut pour prendre soin de son fils, mais se retrouve de fait seule. Les gens passent chez elle, ne restent pas. Elle doit toujours être aux aguets, ne peut jamais se sentir tranquille : sa responsabilité et son amour sont engagés envers son fils. Elle ne semble pas malheureuse, ou du moins, pas tout à fait.

C’est finalement l’histoire d’un drame familial, qui m’a laissée malgré tout sur ma faim.

Nath à livre

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Matachamoua – Céline Sorin et Célia Chauffrey

Résumé éditeur :
Dans la famille Ours de Fadélie, de père en fils et de mère en fille, on a 54 taches, pas une de plus, pas une de moins. Sauf pour le petit frère… Bélem, 53 taches. Avec sa tache en moins, il va à l’école le matin seulement. L’après-midi, c’est pour les oursons qui ont toutes leurs taches. Les autres, les « moins-une-tache » et les « taches-en-trop » rentrent chez eux ou se retrouvent dans les squares quand il fait beau. Ce lundi-là, Bélem voit la lune et se parle tout bas : « Ma tache à moi… »
 

Mon avis :

Dans le monde de Matachamoua, il n’y a pas de chromosomes, mais quelques choses de plus visibles, de plus simple à reconnaître : des tâches. Dans la famille de Bélem, tout le monde a 54 tâches, depuis toujours, sauf l’un d’entre eux. Le plus petit, Bélem n’a que 53 tâches et cela fait de lui une personne un peu différente. Son quotidien, par exemple, est en léger décalage avec celui des autres, il est maladroit, ne va pas à l’école le matin…Néanmoins,parce qu’il est entouré, aimé, le petit Bélem ne souffre pas vraiment de son handicap, même si il lutte pour le comprendre.
Un très bel album, plein de tendresse, qui traite pourtant d’un sujet délicat. La symbolique des tâches est très bien trouvée et permet une compréhension facile du « problème » et des difficultés qui peuvent aller avec.

Lisa