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Brèves du mercredi #1

Aller ! J’inaugure une nouvelle catégorie d’article : Les brèves du mercredi ! Je lis plus que je n’écris d’article. Et pour cause, certains livres ne me donnent pas forcément de quoi faire une critique complète, ce qui ne m’empêche pas d’avoir tout de même envie de vous en parler !

Cette semaine j’ai lu deux BD, qui m’ont plu mais souffrent pour moi toutes les deux du même défaut. Il s’agit de Morphine de Juliette Fournier et de Dans la forêt de Lionel Richerand.

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Morphine est une jeune fille étrange, banale en apparence elle possède en fait d’étranges pouvoirs. Dans le monde où elle vit, les hommes (certains en tout cas) ont la capacité de créer des chimères, créatures fantastiques très recherchées, à partir de matière noire. Morphine travaille pour un professeur qui étudie et crée des chimères, sa mission est de retrouver les créations du mystérieux Grand Sphynx. Au cours de ses voyages, elle est hantée par d’étranges insectes avec un oeil sur l’abdomen… Petit à petit le doute la prend… Est-elle vraiment humaine ?

Dans la forêt est un conte. Dans l’Angleterre du XIXème siècle Anna est une petite fille comme les autres, grande amatrice de poupées, elle souffre de l’arrivée d’un nouvel homme dans la vie de sa mère, des années après son veuvage. Un soir, elle est attirée dans la forêt par des crapauds qui parlent. Commence alors pour elle un voyage vers la Grande Boueuse, créature mystérieuse qui semble la rechercher depuis longtemps… La forêt regorge de bêtes étranges, effrayantes et il semble évident qu’Anna aura du mal à se sortir de l’aventure indemne.

Tout d’abord ces deux BD m’ont charmée physiquement, toutes deux sont de beaux objets, des éditions plutôt luxueuses. Chacune a un univers graphique bien à elle qui permet de s’immerger rapidement dans l’histoire. Malheureusement, dans les deux cas, j’ai été déçue par la fin que j’ai trouvé bâclée à chaque fois. Autant Dans la forêt propose une certaine profondeur dans son intrigue autant Morphine m’a rapidement semblé rester en surface, peut être que le récit aurait mérité un deuxième tome. Dans les deux cas, l’intrigue se résout en quelques pages seulement alors que les différents mystères auraient mériter un peu plus.

Deux lectures en demi-teintes, donc.

Lisa


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Aux heures impaires – Eric Liberge

Résumé éditeur :
Après Nicolas de Crécy et Marc-Antoine Mathieu, c’est au tour d’Éric Liberge d’explorer le musée du Louvre. Cette fois-ci l’auteur nous convie à une visite guidée de nuit, à l’heure où le Louvre se réveille… L’auteur de Monsieur Mardi-Gras Descendres signe un ouvrage flamboyant, teinté de fantastique où plane l’ombre de Belphégor.
Bastien, un jeune sourd, a rendez-vous au Louvre pour faire un stage. Il est réprimandé par un gardien qui le voit manger un sandwich dans la grande galerie alors qu’il attend son entretien d’embauche. Se sentant agressé, Bastien fuit le gardien lorsqu’il est rattrapé par un mystérieux personnage, Fu Zhi Ha, qui se présente, en langage des signes, comme gardien de nuit et se propose de l’aider.Les deux personnages ne tardent pas à se lier d’amitié, mais il faudra plusieurs visites nocturnes au gardien avant qu’il ne révèle à son jeune hôte la vraie nature de son travail : une âme habite chaque oeuvre d’art, aussi ancienne soit-elle, car l’artiste qui l’a engendrée y a insufflé toute sa force créatrice. Mais ces forces sont comme autant de lions en cage, qui ont besoin irrépressible de s’ébattre hors de leur cadre pour ne pas devenir moribondes et altérer l’objet d’art proprement dit, de façon irréversible.

Mon avis :

La première chose qui m’a attiré dans cette BD, c’est l’illustration. Avant même de connaître son sujet, la couverture et un rapide feuilletage m’avait convaincu de la lire.  Il s’agit d’une collaboration entre les éditions Futuropolis et le Musée du Louvre, de quoi m’intéresser d’autant plus ! Eric Liberge nous parle donc d’art mais aussi d’une problématique importante pour le Musée du Louvre : l’accès aux collections pour le public sourd et malentendant.

Bastien, le personnage principal, est sourd ce qui ne l’avantage pas dans la vie et ses rencontres au fil de l’album mettent en évidence les difficultés qu’il rencontre pour communiquer avec autrui. C’est un jeune homme en difficulté qui peine à trouver sa place dans notre société normalisée. Alors lorsqu’il rencontre Fu Zhi Ha, un gardien de nuit du musée qui lui propose un emploi, il est rapidement tenté d’accepter malgré les étrangetés de son interlocuteur.

C’est à ce moment-là que tout bascule pour Bastien, et pour le lecteur. Le récit qui, jusque-là, semblait ancré dans le réel nous plonge dans un univers fantastique où les œuvres d’art peuvent prendre vie pendant quelques heures, au cœur de la nuit (Même La Joconde quitte sa pose pour faire un clin d’œil à Bastien !). Les illustrations sont superbes tout au long de l’album, et Eric Liberge retranscrit magnifiquement ces moments de flottement entre rêve et réalité où les œuvres sortent de leur fixité. Les personnages m’ont semblé parfois un peu caricaturaux, mais cela ne m’a pas vraiment gênée.

Aux heures impaires est une bande dessinée qui m’aura entraînée dans les couloirs du Louvre pour découvrir le musée comme je ne l’avais jamais vu. J’ai été charmé par cet univers poétique et fantastique, qui ne manque pas de profondeur. Petit bémol, j’ai trouvé la fin un peu abrupte, j’aurai aimé voir l’histoire se poursuivre un peu pour trouver un dénouement plus complexe.

Lisa

Le blog de l’auteur-illustrateur : Eric Liberge


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Albin et Zélie – Yannick Marchat

Résumé éditeur :
Albin n’a pas seulement hérité d’un physique voyant, il est aussi très timide et peu en réussite tant sur le plan social qu’affectif. Solitaire, il vit avec un poisson rouge doué d’amusantes facultés littéraires. C’est quand il décide de tout plaquer que le destin place Zélie sur sa route… et qu’il en tombe aussi sec amoureux. Pourtant Zélie, jeune fille libre de 22 ans, de retour à la cité natale, est tout sauf disposée à recevoir les hommages de cet imposant bonhomme.

Couv

Mon avis :

Il y a une semaine, lorsque j’ai reçu mon carton de nouveautés, je ne savais pas que j’allais trouver cette petite BD à l’intérieur. A l’ouverture du carton, mes yeux sont tout d’abord attirés par les suites de séries que j’attendais depuis longtemps. Une fois l’excitation retombée (oui, chaque fois que j’ouvre un carton c’est un peu noël), je tombe sur Albin et Zélie. Le format est original, plus proche de celui d’un roman en broché que d’une BD en format franco-belge. Intriguée, je l’ouvre et suis quasiment tout de suite conquise par le dessin et le découpage des cases.

Albin et Zélie, c’est l’histoire d’une rencontre en un homme et une femme. Rien de plus classique me direz-vous. Et bien oui, mais non. Albin et Zélie sont des personnes qui peuvent sembler banals. Albin avec son petit train-train bien réglé où la solitude a une bonne place, et Zélie qui après une déconvenue amoureuse va habiter chez sa sœur. Mais tout bascule à partir du moment où ils se rencontrent, par le plus grand des hasards. En effet, quelle rencontre, à part la leur, pouvait coïncider avec le crash sur Terre d’un vaisseau extra-terrestre ?

Albin et Zélie c’est ça, c’est le banal qui croise l’extraordinaire. Le Classique qui bascule dans la fantaisie, dans le fantasmagorique, pour le grand plaisir du lecteur pour un voyage qui ne laissera personne sur sa faim ! ( je l’espère). Au fil des pages, je me suis laissée emplir par la poésie du récit, emportée par la ballade proposée par Yannick Marchat.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour le dessin et surtout pour le découpage de certaines séquences que j’ai trouvé vraiment superbe.

Une BD que je vous recommande chaudement !

Lisa


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Plaguers – Jeanne A.Debats

Résumé éditeur :
La terre est épuisée écologiquement, les animaux se sont éteints et l’air est à peine respirable. Seul atout de l’humanité : les réacteurs Alyscamps qui puisent l’énergie dans les dimensions non exprimées de la réalité.
Dans ce monde les adolescent sont victimes d’une étrange maladie, la Plaie, qui les rend capables de créer ex nihilo, semble-t-il, toutes sortes de créatures, voire de commander aux éléments.
Le monde les rejette.
Quentin est un Plaguer, sous ses pieds jaillissent des sources, et celle qu’il aime, Illya, fait fleurir les orchidées partout où elle passe. Ils se rencontrent lors de leur incarcération dans la Réserve parisienne…

Mon avis :

Plague en anglais veut dire peste, et donc plaguers pestiférés.

Dans ce futur proche, l’Humanité a détruit la quasi totalité des ressources que la Terre lui donnait, se condamnant elle-même à survivre sur une terre hostile. La réaction de la nature à cette destruction semble être l’apparition des plaies, ces manifestations fantastiques qui touchent une partie de la population à partir de l’adolescence. Quentin et Illya sont de ceux là. Rejetés par tous, souvent même par leurs proches, ils vont devoir apprendre et réapprendre à vivre ensemble et à s’accepter.

Dans ce roman Jeanne A. Debats parle de différence et d’acception  sous toutes ses formes. Les plaguers ne rêvent souvent que d’une chose se faire accepter du monde « extérieur », mais même entre eux ils doivent apprendre à s’accepter. Quentin, par exemple, est plutôt chanceux, produire des sources n’est pas pour lui un très grand handicap. Que dire par contre de Leïla, entourée de serpents, ou d’un adolescent qui peut contrôler les hormones de ses camarades. Les jeunes exclus, accompagnés des Uns et des Multiples (vous découvrirez bien assez tôt qui ils sont), vont finalement avoir un rôle très important à jouer qui bouleversera leur manière de voir leur monde.

Dans l’univers de Plaguers les personnages sont fouillés, rarement tout blanc ou tout noir, l’auteur nous amène à les voir sous des jours différents au fil du roman. Chacun a des choses à apporter aux autres. C’est un très bon roman de science-fiction, mêlant habilement histoire d’amour, mystère et conte sur la différence.  J’ai été tenue en haleine jusqu’à la dernière page.

J’ai du mal à évaluer s’il s’agit plutôt d’un ouvrage pour la jeunesse ou les adultes, il me semble qu’il plaira autant aux ados à partir de 13 ans qu’aux adultes amateurs de fantastique et d’anticipation.

Un très bon moment de lecture.

Lisa


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Littératures de l’imaginaire

Si vous avez envie de vous évader, de découvrir d’autres mondes, de croire en des choses qui n’existent pas, les littérature de l’imaginaire sont là !
Que ce soit la science-fiction, le fantastique ou bien la fantasy, les littératures de l’imaginaire ouvrent des portes dans toutes les directions. Des robots ? Il y en a! Des dragons aussi. Que vous rêviez de voyager dans le futur ou bien de ré-écrire l’histoire, vous pouvez aussi y trouver votre compte.
Voici donc une petite sélection de romans, pas forcément récents, mais qui m’ont plus au cours de ces dernières années.
 

La chronique des immortels – Wolfgang Hohlbein

Dans cette grande saga de fantasy noire, Andrej Delãny se lance à la poursuite moines de l’Inquisition et de mystérieux guerriers d’or qui ont dévastés son village avant d’en tuer tous les habitants. Accompagné dans sa quête par un jeune garçon de 12 ans, unique survivant, sa traque le mènera à travers toute l’Europe de L’est.
Quelle étrange malédiction pèse sur sa famille, et qui sont ces étranges guerriers d’or ? Autant de questions auxquelles Andrej devra répondre s’il espère trouver le repos.
Wolfgang Hoolbein nous propose ici son mythe du vampire, revisité avec beaucoup de talent. La série est constituée de 8 tomes et oscille entre fantastique et fantasy. Lire la suite


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Sortilèges T.1 – Jean Dufaux et José Luis Munuera

Résumé éditeur :
À la mort de son père, Blanche devient la reine d’Entremonde alors qu une guerre est imminente. Sa mère et son frère cherchent à la tuer et un amoureux éconduit fait appel aux démons pour se venger. Mais le prince du monde d’En Bas, Maldoror, est surtout très séduisant
Avec Sortilèges, Jean Dufaux offre une scénario sur mesure à Munuera, en mêlant le fantastique à l’imagerie bucolique d’un monde à la Disney.

Mon avis :

J’ai toujours eu un faible pour les illustrations de Munuera que je trouve fort charmantes, attirantes. De plus, à mon grand plaisir, il se plait à illustrer des ambiances mystérieuses, des êtres que se disputent le bien et la mal. Ici, le dessin se rapproche vraiment de celui de certains dessins animés, ce qui pourrait gêner certains lecteurs. Ce n’est pas mon cas, au contraire, j’ai trouvé que cela ne faisait qu’accentuer le coté merveilleux de l’histoire. Et certaines scènes de forêts sont tout simplement magnifiques.

Dans Sortilèges, il est question du royaume d’Entremonde. Le roi est mort et il préfère choisir sa fille, Blanche, pour lui succéder plutôt que son fils bossu. Alors que les armées ennemies sont aux portes du royaume, la jeune fille va devoir prendre les bonnes décisions. D’autant plus que dans l’ombre, des forces maléfiques œuvrent. L’album commence par le sacrifice de Blanche, qui apprenant qu’elle va devenir souveraine doit se séparer de son amant. Cette première décision aura plus de conséquences que prévu. La jeune fille a-t-elle déjà fait un mauvais choix ?

Je me suis laissée emporter par cet univers étrange et fantastique, peuplé de nombreuses espèces, qu’elles soient maléfiques ou non, ou bien entre les deux ! Je suis vraiment pressée de lire la suite pour découvrir ce qu’il adviendra de la jeune reine.

Lisa


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Le déchronologue – Stéphane Beauverger

Résumé éditeur :
Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d’impitoyables perturbations temporelles, Leur arme: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps. Qu’espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un galion espagnol? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefois aux abords du Nouveau Monde. Assurément pas croiser l’impensable: un Léviathan de fer glissant dans l’orage, capable de cracher la foudre et d’abattre la mort! Lorsque des personnages hauts en couleur, au verbe fleuri ou au rugueux parler des îles, croisent objets et intrus venus du futur, un souffle picaresque et original confronte le récit d’aventures maritimes à la science-fiction.

Mon avis :

Le déchronologue est un livre de piraterie, mais pas seulement… Ici, les pirates ont de sérieux problèmes, le temps n’en fait qu’à sa tête. Les évènements se mélangent, les époques s’entrechoquent ! Est-ce le monde qui devient fou, ou bien, quelqu’un quelque part détraque tout cela ? Henri Villon, capitaine d’un vaisseau pirate nous raconte son histoire, dans son journal. Et heureusement il nous donne chaque fois la date, sinon nous serions rapidement perdus !

Stéphane Beauverger se plait à nous promener d’année en années, d’avant en arrière, mais il maîtrise suffisamment sa prose et le lecteur ne se perd jamais. L’auteur écrit ce roman à la manière de, son écriture est immergé dans l’époque de son pirate, le style nous fait voyager directement au XVIIème siècle et nous emporte au cœur de cette chasse au trésor et des mystères du temps.

Je ne suis, d’habitude, pas une grande amatrice de roman historique, mais je me suis laissée séduire par les personnages hauts en couleurs de ce roman. De plus, la construction non-chronologique du récit rajoute du piment à l’intrigue nous maintenant toujours dans le suspense et l’attente du dénouement.

Lisa


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Gargouille – Gudule

Résumé éditeur (pour le recueil) :
Il y a plus de vingt ans que Gudule tue des petites filles, dans ses romans. « C’est de ma propre enfance que je me débarrasse », nous assure-t-elle ; nous lui laissons, ainsi qu’à Freud qu’elle bouscule quelque peu, l’entière responsabilité de ce propos.
Dans ce recueil, vous trouverez, outre un inédit : « Dancing Lolita », sept romans écrits entre 1995 et 1998 et publiés, pour la majorité d’entre eux, au Fleuve noir, dans la défunte collection « Frayeur » dirigée par Jean Rollin.
Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu : sang frais, frisson, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs !
 
Gargouille - Gudule - Bragelonne

Gargouille – Gudule – Bragelonne

Mon avis :

J’avoue, depuis quelques semaines, je suis l’heureuse propriétaire d’une « liseuse », d’un lecteur de livres numériques. Pour commencer à l’utiliser, j’ai cherché des ouvrages qui, sans être dans le domaine public, ne soient pas trop chers. C’est comme cela que je suis tombée sur cette nouvelle (de bonne taille tout de même) de Gudule.

De cet auteur, je ne connaissais que les ouvrages jeunesse. Au collège, j’avais lu avec plaisir « La bibliothècaire », puis il y a quelques mois, « Crimcity » et « J’ai quatorze ans et je suis détestable ». Je me suis donc facilement laissée tenter par l’achat de cette nouvelle fantastique et noire.

Cette nouvelle nous conte l’histoire d’anciennes camarades d’un pensionnat catholique, du 20ème siècle, que le destin (ou tout autre chose…) va réunir. Lors de leur dernière année de classe, les jeunes filles avaient été prises en photo, pour immortaliser leur scolarité. Des décennies plus tard, lorsque l’une d’entre elles sort la vieille photographie de son tiroir, elle découvre que sur l’image toutes ses camarades ont vieillie… Intriguée par ce mystère, elle contacte ses anciennes amies afin de faire une visite au pensionnat. En effet, les jeunes enfants s’étaient promises de revenir, 50 ans plus tard, refaire une photo, à l’identique.

Ce texte à toutes les caractéristiques d’un récit d’horreur, l’ambiance est sombre, le mystère pesant et la frontière entre fantastique et réalité très mince. Les souvenirs des vieilles femmes ne font que mettre en avant la cruauté de l’enfance.

J’ai particulièrement apprécié le découpage de l’histoire, qui nous fait découvrir à chaque chapitre un personnage différent, alternant le présent et les souvenirs des jeunes filles. Même si le format court de la nouvelle ne permet pas de très nombreux rebondissements, je me suis laissée emporter par cette histoire, m’inquiétant avec ces femmes, souffrant avec les petites filles.

A lire pour le plaisir de se faire un peu peur, et pour la jolie plume de Gudule.

Lisa

Le blog de l’auteur : Gudule


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Le long hiver T.1 et T.2 – Patric Mallet et Aurélie Lecloux

Résumé éditeur  :

Été 1914. Le monde bascule dans la guerre. Comme tant d’autres, Baptiste Beaufils abandonne champs, moisson, famille et enfant pour aller défendre son pays. Juste avant qu’il ne parte, sa femme Camille lui confie un charme obtenu de la rebouteuse du village, Louise : une pierre de foudre, qu’il devra toujours garder autour du cou pour être protégé des projectiles ennemis. Mais ce n’est pas des lignes allemandes que provient le coup le plus terrible. Un mois après le début des hostilités, Baptiste apprend la mort accidentelle de son jeune fils Jules.

Mon avis :

Au départ, une bande dessinée sur la Première Guerre Mondiale, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse le plus, je me suis pourtant laissée tenter avec l’avis élogieux d’une collègue.

Le premier tome nous entraîne dans la Grande Guerre avec les soldats, tous un peu perdus, dans la France du début du siècle dernier  mélange de croyance et de superstitions.  J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère d’étrange qui règne dans ce tome. Le fantastique est très peu présent au départ, mais le lecteur sent très vite que le merveilleux et l’étrange ne sont pas loin. Le premier volume se termine sur un suspense qui m’a poussée à me procurer rapidement le deuxième, 1918.

Et c’est avec ce deuxième tome que se révèle la magie de la série. Après avoir basculé dans l’horreur suite au décès de son fils, Baptiste bascule maintenant dans le fantastique et l’incompréhensible. Alors qu’il pensait trouver la mort, il transite dans un monde inconnu, au cœur de la terre. Saura-t-il se donner une nouvelle chance ? Et le Long Hiver aura-t-il une fin ? Autant de questions dont j’ai attendu avec plaisir les réponses. Cette série en deux tomes est pour moi une réussite.

Lisa