Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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De profundis – Chanouga

Résumé éditeur (nébuleux pour le coup) :
Quelque part entre Ceylan et Bornéo, des pêcheurs racontent avoir autrefois ramené dans leurs filets un drôle de naufragés, une étrange créature chassée du pays des sirènes…

Mon avis :

De profundis est une bande dessinée mystérieuse, et n’espérez pas après la lecture en avoir percé tous les secrets… Bien au contraire ! Ici l’auteur nous ballade, il nous promène, nous emporte dans un univers fantatique, où les apparences sont bien souvent trompeuses.

Jonathan, un jeune marin, est victime d’un naufrage spectaculaire, son vaisseau est entrainé dans un typhon. Il se réveille sur une plage, après avoir passé un temps indéterminé dans les flots. Recueilli par deux jeunes femmes, à l’allure frêles et plutôt bien faites, il va  vite se rendre compte qu’elles ne sont pas ce qu’elles paraissent… La réalité va alors se troubler pour le jeune homme qui devra ruser si il souhaite s’en sortir.

Ici, peu de textes, quasiment aucun élément pour situer l’intrigue. Et cela n’a pas d’importance, puisqu’il suffit de se laisser bercer par les illustrations de l’auteur. L’intrigue contient de nombreuses zones d’ombres, pour laisser plus de place à l’imagination du lecteur certainement.

Si vous cherchez une lecture simple, avec une intrigue précise, un début et une fin, passez votre chemin, par contre si vous cherchez la rêverie, le voyage, le plaisir des yeux, foncez sur cette bande dessinée à l’édition luxueuse.

Lisa

Le blog de Chanouga, pour prolonger le plaisir.


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Le testament d’un enfant mort – Philippe Curval

Résumé éditeur :
En 1978, Philippe Curval imagine le regard d’un nouveau-né sur un monde sans avenir.
XXIe siècle. Un mal mystérieux et incurable frappe les nouveaux-nés du monde entier : après quelques mois d’une maturation psychologique accélérée, l’enfant dépérit et meurt immanquablement.

Mon avis :

Le testament d’un enfant mort. Voilà un titre fort, un titre qui ne laisse pas indifférent. J’ai reçu ce livre dans le cadre de la Masse Critique de Babelio. Plutôt occupée la semaine de sa réception, il a passé quelques temps à trainer sur ma table basse, il y aura attiré pas mal de regard et pas mal de questions ! Ici pas de tromperie, il s’agit bien d’un testament, il s’agit bien d’un enfant mort, de son dernier témoignage.

Dans un futur proche, un mal mystérieux tue les très jeunes enfants. Un chercheur fait des expériences sur des enfants afin de trouver d’où vient ce mal. Enfin il conçoit un décodeur qui lui permet de capter ce qu’un nouveau né pense, dès son état embryonnaire. Son sujet d’étude, Camille Félix Trezel, va donc lui livrer, sans le savoir, ses pensées, jusqu’à la fin.

Le texte est divisé en deux grandes parties. Au début nous lisons les comptes-rendus du chercheur, dans lesquels il annonce avoir trouvé la réponse à ses recherches. Ensuite, nous plongeons dans la mémoire transcrite de Camille. Le texte peut sembler froid, surtout les premiers chapitres consacrés au chercheur. Mais l’immersion dans l’esprit de Camille m’a transportée. Je salue l’imagination et la rigueur de l’auteur dans la construction imaginaire de cet intellect. Au fil de la croissance du nouveau né, son esprit devient plus clair et avec la lucidité vient le mal-être, le dégoût pour le monde extérieur… Le portrait dressé est sans équivoque, impressionnant d’exactitude. Mais il y a aussi de beaux moments de poésie dans la manière dont Camille perçoit ce qui l’entoure.

Je ne connaissais pas Philippe Curval, après la lecture de cette nouvelle je pense que je vais essayer de le lire de nouveau. Le testament d’un enfant mort est un texte fort, dur mais vraiment approfondi pour un si petit volume. Une véritable immersion dans un esprit torturé.

Lisa