Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Addiction – Blake Nelson

Résumé éditeur :
Maddie, 17 ans, est en cure de désintoxication pour un problème d’alcool, de drogue et de comportement violent. D’abord rétive et solitaire, elle reprend vie quand elle rencontre Stewart, croisé dans le bus qui emmène les patients à la seule sortie autorisée : une séance de cinéma un soir par semaine. Très amoureux l’un de l’autre, les deux jeunes gens se retrouvent vite sur la sellette – toute relation est interdite pendant la cure. Bravant le règlement, ils se mettent en danger…

Addiction

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman, les thèmes sont durs bien sûr, mais il ne s’agit pas d’un roman qui vous prend à la gorge, plutôt d’une chronique de la vie, presque comme toutes les autres, d’une adolescente. Je me suis vraiment attachée à ce personnage. Le roman est écrit à la première personne ce qui permet de vraiment bien s’identifier à Maddie.

La première partie du livre, présentant le passage de Maddie en cure, n’est pas pour moi le plus intéressant. C’est au moment de sa sortie qu’Addiction prend toute son ampleur. Après Spring Meadows, Maddie va devoir réapprendre à vivre, sans laisser ses addictions reprendre le dessus… Réintégrer le lycée, réussir à sortir de sa coquille, s’ouvrir au monde. Ses relations avec Trish (son amie de cure) et Stewart, deviendront pour elle à double tranchant. Maddie va donc devoir apprendre à se protéger des autres et d’elle-même.

Le chemin de Maddie vers la rédemption est long, semé d’embûches, le découpage du roman (en neuf parties) accompagne vraiment les différentes étapes dans la vie de la jeune fille. Le lecteur suit Maddie sur plus de deux ans, de sa cure jusqu’à ses débuts à l’université. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié, voir Maddie grandir, suivre ses choix, partager les hauts et les bas qui jalonne son parcours.

Ce roman m’a touchée, sans tomber dans le trash, ou le voyeurisme, Blake Nelson livre un portrait d’adolescente attachant et fort en émotions.

Lisa


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Bras de fer – Jérome Bourgine

Résumé éditeur :
De part et d’autre du bras de fer, il y a le père et le fils.
Le fils, Julian. 18 ans, champion de natation et amoureux de Leila.
Le père, Louis. Ouvrier syndicaliste, mutique, forgé dans l’acier.
Et puis il y a l’accident de moto. Fini la natation, fini la vie « normale », fini aussi les bras de fer avec le père. Julian a tout perdu, croit-il.
Tout sauf Leila.
 

bras-de-fer-de-jerome-bourgine-923759006_MLMon avis :

Ce qui m’a d’abord attiré pour ce roman, c’est la couverture. Puis le résumé a fait le reste, et m’a convaincue de le lire.
J’ai été happée dès le début du récit, avec cet ado amoureux de Leila, qui n’est pas acceptée par son père (plutôt raciste et misogyne), le besoin qu’à Julian, jeune garçon de 18 ans de prouver à son père qu’il existe, et qu’il est digne d’attention.
Puis sa petite rébellion, lorsqu’il décide de désobéir, et de partir à dos de moto (alors qu’il n’a pas encore le permis) pour rejoindre Leila, qui se trouve à l’hôpital.Puis l’accident, ou Julian laissera son bras, et ainsi ces ambitions de victoire à la natation, puis son désir de vivre.

Commence alors une spirale infernale, ou les personnages du livre perdent pied. Julian et Leila décident de s’assumer alors qu’ils n’ont que 18 ans, et juste, à eux deux, trois bras. Julian s’ennuie, n’espère plus grand chose de la vie. Il a quelques sursauts, se reprend en main, espère à nouveau. Puis la drogue. Encore, toujours. La drogue dure, avec tout ce que cela entraîne : déchéance de soi pour pouvoir trouver sa dose, descente aux enfers, honte. Leila se retrouve prise dans ce cercle, désirant à tout prix et par tous les moyens aider l’homme qu’elle aime.

Le thème n’est pas très original, surtout son traitement. On se retrouve à lire un livre qu’on a presque déjà lu, ou encore vu au cinéma. Rien de nouveau finalement. Puis on s’y perd, dans tous les personnages et leurs liens. Les émotions défilent : amour, haine, colère, honte, et j’en passe. Certain personnages sont d’ailleurs plus que tordus, malsains.

Jérome Bourgine signe ici un ouvrage très violent, dans tous les sens du terme : violence physique et psychologique. J’ai été un peu déçue. L’impression que l’on s’éloigne du réel au fur et à mesure du récit était très forte.

Ce n’est pas un ouvrage que je conseillerai à n’importe qui, et à mon sens, pas avant 15 ou 16 ans.

 

Nath à livres