Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !


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Brèves du mercredi #7

Cette semaine, les brèves sont consacrées au manga et plus précisément à deux séries, destinées au ados, mais très différentes.

Iris Zéro de Hotaru Takana

Dans un monde où les enfants naissent avec chacun un pouvoir (niché dans leurs yeux, dans l’iris), Torù, un jeune garçon est né sans aucun pouvoir. Pour éviter les moqueries de ses camarades qui le traitent en paria, il décide de se faire remarquer le moins possible, c’est sa stratégie d’exposition zéro… Il ne participe pas en classe, ne se lie pas d’amitié avec les autres et se mêle surtout pas des affaires qui ne le regardent pas.Sa technique fonctionne pour le mieux jusqu’à ce que Koyuki, élève la plus populaire du lycée, fasse appel à lui pour résoudre un de ses problèmes.

J’ai souvent un peu de mal avec les mangas, avec ces séries que je trouve bien souvent trop longues, qui s’essoufflent au fil du temps. Mais, même, si je n’ai lu pour l’instant que deux tomes d’Iris Zéro, je ne ressent pas du tout cet essoufflement, bien au contraire. Au fil des chapitres, les personnages gagnent en profondeur, tout comme l’univers dans lequel ils évoluent.

Iris zéro est un manga intelligent, avec des personnages intéressants dans lequel le fantastique sert de toile de fond pour mettre en avant les différents protagonistes et les mini-énigmes à résoudre. Affaire à suivre donc !

Private Prince de Maki Enjoji

Miyako est étudiante en histoire à l’université où elle rédige un mémoire sur l’ancienne princesse d’un pays étranger. Coup de chance le descendant de cette princesse, le prince Wilfred, vient étudier dans la même école. Trop heureuse de cette aubaine, Miyako fait tout pour le rencontrer pour obtenir des informations…  Malheureusement, le prince, malgré sa réputation de gentleman, se trouve être bien différent de son image. Coureur, très intéressé par la poitrine de Miyako, il ne voit que peut d’intérêt à disserter à propos de son ancêtre. Il va donc proposer à Miyako un bien étrange marché… Il lui donnera des informations sur son ancêtre mais la fera tomber amoureuse de lui…

L’histoire ne m’a pas semblé très originale, avec des personnages bien souvent stéréotypés. Heureusement, il y a suffisamment de rebondissements et d’humour pour que le lecteur passe un bon moment, joyeux.  Ce manga est une vraie distraction, et l’intrigue ne s’épuise pas trop vite. A recommander aux amateurs du genre.

Lisa


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Brèves du mercredi #6

Allez les vacances sont terminées, les brèves reprennent !

Aujourd’hui je vous parle de 2 romans pour ados, très courts, mais sur des sujets difficiles et bien traités.

Le garçon qui aimait les bébés
de Rachel Hausfater-Douïeb
 

Martin a toujours aimé les bébés, même si ces camarades de classe ont bien du mal à le comprendre. Il a même fait son stage de 3ème dans une crèche. Il comprend vite que ses camarades, ses professeurs même, ne comprennent pas bien son attrait pour les bébés, et n’hésitent pas à se moquer de lui. Peu à peu, il apprend à garder ça secret.

Au lycée, il rencontre Louise, dont il tombe amoureux, un amour partagé. Mais lorsque Louise tombe enceinte tout se brise. La jeune fille ne veut pas de ce bébé, Martin va donc devoir se battre pour avoir le droit, la chance de connaître cet enfant.

Le texte court et le récit poignant. Martin est vraiment très attachant, c’est lui qui nous raconte son histoire, avec ses mots. Il nous transmet sa détresse, son incompréhension et sa douleur de ne pas être compris. L’histoire peut paraître simple, prévisible, mais ce n’est pas le cas, tout est en subtilité. Lu d’une traite, j’ai eu du mal à ne pas me laisser submerger par mes émotions. Un très bon roman choc.

La fille mosaïque
de Régine Detambel

C’est le jour de l’enterrement de Jean. Jean était l’amoureux de Laetita, au lycée, pendant la procession en l’honneur du jeune-homme, Laetita se souvient, de Jean, de ce qui lui est arrivé. Comment un lycéen, apprécié de tous, en est arrivé là, à se faire tuer en pleine rue, pris entre deux bandes rivales.

Le récit n’est pas linéaires, les souvenirs de Laetitia ne viennent pas en ordre chronologique, mais cela ne dérange pas la lecture.  Au contraire le portrait qu’elle dresse de Jean et d’elle même, forcément, est touchant, tout en n’épargnant pas les cotés sombres de chacun.

Au départ, j’ai trouvé le ton froid, impersonnel et il m’a fallut un peur de temps pour rentrer dans l’histoire. Mais le suspense est bien mené, et le lecteur voudra savoir ce qui s’est réellement passé. Les personnages sont parfois caricaturaux, avec des gentils et des méchants bien distincts, mais les dernières pages arrivent à nuancer tout cela.

J’ai vraiment apprécié ces deux lectures, que je risque de conseiller bien souvent à la médiathèque !

Lisa


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Brèves du mercredi #5

Aujourd’hui, coup de projecteur sur une collection de BD :

BD cul, aux éditions des requins marteaux

BD cul, comme son nom l’indique assez clairement, est une collection de bande dessinée érotique, voire pornographique. Mais pas seulement.

Il y a, pour le moment, 6 volumes, chacun d’un auteur différent, chacun avec une histoire propre et un univers graphique très différent. Et c’est vraiment ce qui m’a interpellée dans cette collection. Ici, l’érotisme tout en étant au point de départ, semble souvent n’être qu’un prétexte pour chaque auteur d’exprimer son univers, de se laisser aller à des délires qui ne seraient pas publiés ailleurs.

En fonction des tomes, les dessins sont plus ou moins crus, plus ou moins évocateurs, mais les histoires sont toujours prenantes et surtout surprenantes !

Que vous soyez un amateur de science-fiction, de costumes d’époque, de chronique adolescente, ou de roman du terroir, les BD cul peuvent vous contenter ! Bien sûr, il faudra être curieux, ne pas se laisser aller à trop de préjugés sur la BD érotique et surtout bien garder en tête que dans cette collection aucun tome ne se ressemble ! J’ai particulièrement aimé Comtesse d’Aude Picault, véritable ode au fantasme et à la rêverie, et La planète des vulves d’Hugues Micol, une fable fantasmagorique et décalée qui emmène le lecteur à travers l’espace sur une bien étrange planète.

Bonus non négligeable, l’édition est très réussie, avec de fausses publicités, des jeux de mots de très mauvais goûts, et ce coté petit volume acheté chez le marchand de journaux! Laissez-vous tenter !

Lisa


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Brèves du mercredi #4

Aujourd’hui les brèves seront brèves, de fait il n’y en aura qu’une !

Signe Cats Eyes

Coup de projecteur sur une bande dessinée, La Grande Odalisque de Bastien Vives, Jérôme Mulot et  Florent Ruppert aux éditions Dupuis.

Enfant j’ai regardé avec beaucoup de plaisir le dessin animé Cat’s eye, j’en ai gardé un très bon souvenir, j’en ai même regardé quelques épisodes au hasard des rediffusions ces dernières années. C’est donc avec impatience que j’attendais de lire cette bande dessinée, qui me promettait de retrouver des cambrioleuses de chic et de choc. Ici, les personnages ne sont pas très creusés, mais l’action s’enchaîne à toute vitesse, empêchant le lecteur de trop s’attarder là dessus.

Les trois jeunes cambrioleuses ont de multiples talents qui leurs permettent d’affronter mieux que le commun des mortels des situations rocambolesques et dangereuses, pour le plaisir de nos yeux. Je ne sais pas si je garderai un grand souvenir de cette lecture, mais j’ai vraiment passé un bon moment à suivre les aventures d’Alex, Carole et Sam.

Si vous cherchez à passer un bon moment, mêlant action et décor soigné (dans Paris et ailleurs), foncez !

Lisa


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Brèves du mercredi #3

Ce mercredi, ce sera bande dessinée ! Comme souvent, certes… Mais quand on aime, on ne compte pas, non ? Je vous présente donc 3 BD, qui peuvent plaire atant aux adolescents qu’aux adultes, pour peu qu’ils aient gardé un goût pour la fantaisie et l’adolescence.
 

Ghostopolis de Douglas TenNapel

Garth, jeune garçon atteint d’une maladie incurable, est envoyé par accident dans le monde des morts par un chasseur de fantôme sur le retour, Franck Gallows. Dans cet univers, Garth se découvre rapidement des pouvoirs magiques mais déchante rapidement lorsqu’il s’aperçoit que le mode des fantômes est sous le joug d’un roi maléfique. Secouru par Franck, Il va tenter de délivrer les êtres vivants dans cet univers parallèle pour enfin pouvoir rentrer chez lui.

Une bande dessinée au dessin somptueux, mêlant noirceur et humour avec beaucoup de subtilité.

Hollywood Jan de Bastien Vivès et Michaël Sanlaville :

Jan est un garçon, timide pas très grand, mal dans sa peau. Après avoir passé des années de collège difficiles, il rentre au lycée et espère une vie meilleure.
Pour s’aider, avoir plus confiance en lui, il s’imagine entouré de trois acteurs hollywoodiens. Russel Crowe, Sylvester Stalone et Arnold Schwarzenegger vont l’aider à surmonter ses petites hontes du quotidien…En le soutenant, mais aussi parfois en le malmenant.
On remarque qu’il a choisi comme amis imaginaires des personnages baraqués, forts, symboles de puissance. Arrivera-t-il à s’affirmer par lui-même, pour lui-même ?
Le ton est décalé, assez drôle. Le sujet de l’adolescence est ici traité avec humour, mais sérieux.

Souriez de Raina Telgemeier :

« Souriez » est une bande dessinée autobiographique (le personnage principal à le même prénom que l’auteur) au sujet de l’adolescence, des changements qui s’opèrent et des relations entre adolescents.

Raina est une jeune fille complexée par ses dents. En effet, suite à une chute elle a perdu ses deux dents de devant, et elle va devoir traverser bien des épreuves avant de retrouver le sourire de ses rêves. Le lecteur suit son évolution sur plusieurs années, à partir de son entrée au collège où elle ne souhaite qu’une chose : passer inaperçue ! Au fil des pages, l’adolescente grandit, apprend à se connaître à s’accepter et à mieux s’entourer.

« Souriez » est une bande dessinée sensible sans chercher à apitoyer et parsemée d’humour.

Lisa


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Brèves du mercredi #2

Cette semaine dans les brèves du mercredi les albums jeunesse sont à l’honneur ! Nous avons reçu pas mal de nouveaux livres cette semaine et c’est avec plaisir que j’ai pu lire tous ces albums.

Le chat de Mathilde d’Emily Gravett

Rien d’extraordinaire dans cet album, mais comme souvent je reste subjuguée par les illustrations d’Emily Gravett, je n’ai qu’une envie me glisser dans les pages pour pouvoir caresser le chat de Mathilde, jouer à eux. Ici l’histoire est simple, le chat de Mathilde aime quelque chose (pas les boîtes en carton, pas les pelotes de laine), mais qu’est-ce que cela peut-il bien être ? A vous de le découvrir au fil des pages de cet album délicat et drôle.

Où est mon chapeau ? de Masanobu Sato

Le petit hérisson a perdu son chapeau, le chapeau que son grand père lui avait donné, autant dire un objet très très important ! Au fil des pages Masanobu Sato nous invite à détailler les images pour aider le hérisson à retrouver son bien. Ici le trésor est dans les images, très belles, en noir et blanc, elles rappellent la gravure ou bien des tampons.

Fourchon d’Isabelle Arsenault

Fourchon est bien embêté, il n’est pas vraiment une fourchette avec sa tête toute ronde, mais il n’est pas vraiment une cuillère non plus avec ses trois piques !  Il complexe… Il espère un jour trouver sa place parmi les couverts. Heureusement, sa maman, la cuillère et son papa, la fourchette sont là pour lui dire qu’il est parfait comme il est. Fourchon arrivera-t-il finalement à se sentir utile ?

J’ai bien aimé cet album à l’histoire certes classique mais bien traitée. La différence est une chose difficile à vivre et l’histoire de Fourchon parlera sûrement à beaucoup d’enfants (et de parents aussi!)

Ligne 135 de Germano Zullo et Albertine

Une petit fille nous parle de son trajet pour aller de la ville (chez elle) à la campagne (chez sa grand mère), mais surtout elle nous parle de son envie de voyager, d’aller partout, et de ce qu’en pense les adultes lorsqu’elle leur en parle.

Mon coup de cœur de la semaine va vers cet album. Au fur et à mesure que le train, dans lequel la petite fille voyage, se rapproche de la campagne, le lecteur voit le paysage, les architectures se modifier. Encore une fois ici il y a beaucoup de détails à observer dans les images superbes d’Albertine. Mais il y a aussi un texte poétique plein de jugeote sur la manière dont les enfants perçoivent le monde qui les entoure. Je partirai bien moi aussi faire un voyage en train, dites donc !

Lisa


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Brèves du mercredi #1

Aller ! J’inaugure une nouvelle catégorie d’article : Les brèves du mercredi ! Je lis plus que je n’écris d’article. Et pour cause, certains livres ne me donnent pas forcément de quoi faire une critique complète, ce qui ne m’empêche pas d’avoir tout de même envie de vous en parler !

Cette semaine j’ai lu deux BD, qui m’ont plu mais souffrent pour moi toutes les deux du même défaut. Il s’agit de Morphine de Juliette Fournier et de Dans la forêt de Lionel Richerand.

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Morphine est une jeune fille étrange, banale en apparence elle possède en fait d’étranges pouvoirs. Dans le monde où elle vit, les hommes (certains en tout cas) ont la capacité de créer des chimères, créatures fantastiques très recherchées, à partir de matière noire. Morphine travaille pour un professeur qui étudie et crée des chimères, sa mission est de retrouver les créations du mystérieux Grand Sphynx. Au cours de ses voyages, elle est hantée par d’étranges insectes avec un oeil sur l’abdomen… Petit à petit le doute la prend… Est-elle vraiment humaine ?

Dans la forêt est un conte. Dans l’Angleterre du XIXème siècle Anna est une petite fille comme les autres, grande amatrice de poupées, elle souffre de l’arrivée d’un nouvel homme dans la vie de sa mère, des années après son veuvage. Un soir, elle est attirée dans la forêt par des crapauds qui parlent. Commence alors pour elle un voyage vers la Grande Boueuse, créature mystérieuse qui semble la rechercher depuis longtemps… La forêt regorge de bêtes étranges, effrayantes et il semble évident qu’Anna aura du mal à se sortir de l’aventure indemne.

Tout d’abord ces deux BD m’ont charmée physiquement, toutes deux sont de beaux objets, des éditions plutôt luxueuses. Chacune a un univers graphique bien à elle qui permet de s’immerger rapidement dans l’histoire. Malheureusement, dans les deux cas, j’ai été déçue par la fin que j’ai trouvé bâclée à chaque fois. Autant Dans la forêt propose une certaine profondeur dans son intrigue autant Morphine m’a rapidement semblé rester en surface, peut être que le récit aurait mérité un deuxième tome. Dans les deux cas, l’intrigue se résout en quelques pages seulement alors que les différents mystères auraient mériter un peu plus.

Deux lectures en demi-teintes, donc.

Lisa