Calokilit

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Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? – Zidrou & Roger

Résumé éditeur :
Un duo inédit pour un album plein d’humanité et de tendresse : Zidrou et Roger, le dessinateur de Jazz Maynard, signent le one-shot Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? Eh bien, c’est sa maman ! Madame Hubeau, elle, s’occupe seule de son grand enfant de 40 ans, Michel, handicapé. Un quotidien certes difficile, mais joyeux et qu’elle assume avec courage et générosité. Un magnifique hommage à toutes ces personnes admirables qui se battent dans l’ombre.

pendant-que-roi-prusse-faisait-guerre-qui-donc-lui-reprisait-ses-chaussettes-tome-1-pendant-que-roi-prusse-faisait-guerre-qui-lui-reprisait-ses-chaussettes-one-shotMon avis :

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?  est une bande dessinée que j’avais très envie de lire. Ayé ! C’est fait !

Tout d’abord, j’ai été déstabilisée par la « forme » : j’ai d’abord cru que le récit était composé de plusieurs petites histoires. Finalement, ces diverses histoires  forment un tout.

Madame Hubeau a un grand garçon, un adulte. C’est son enfant, depuis quarante ans. Il est handicapé, et n’est plus du tout autonome. Elle s’en occupe comme lorsqu’il était petit. Il aime jouer à Puissance 4, regarder les dessins animés. Et il déteste le vent.

Pour moi, cette bande dessinée parle de la solitude : la maman fait tout ce qu’elle peut pour prendre soin de son fils, mais se retrouve de fait seule. Les gens passent chez elle, ne restent pas. Elle doit toujours être aux aguets, ne peut jamais se sentir tranquille : sa responsabilité et son amour sont engagés envers son fils. Elle ne semble pas malheureuse, ou du moins, pas tout à fait.

C’est finalement l’histoire d’un drame familial, qui m’a laissée malgré tout sur ma faim.

Nath à livre


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Bras de fer – Jérome Bourgine

Résumé éditeur :
De part et d’autre du bras de fer, il y a le père et le fils.
Le fils, Julian. 18 ans, champion de natation et amoureux de Leila.
Le père, Louis. Ouvrier syndicaliste, mutique, forgé dans l’acier.
Et puis il y a l’accident de moto. Fini la natation, fini la vie « normale », fini aussi les bras de fer avec le père. Julian a tout perdu, croit-il.
Tout sauf Leila.
 

bras-de-fer-de-jerome-bourgine-923759006_MLMon avis :

Ce qui m’a d’abord attiré pour ce roman, c’est la couverture. Puis le résumé a fait le reste, et m’a convaincue de le lire.
J’ai été happée dès le début du récit, avec cet ado amoureux de Leila, qui n’est pas acceptée par son père (plutôt raciste et misogyne), le besoin qu’à Julian, jeune garçon de 18 ans de prouver à son père qu’il existe, et qu’il est digne d’attention.
Puis sa petite rébellion, lorsqu’il décide de désobéir, et de partir à dos de moto (alors qu’il n’a pas encore le permis) pour rejoindre Leila, qui se trouve à l’hôpital.Puis l’accident, ou Julian laissera son bras, et ainsi ces ambitions de victoire à la natation, puis son désir de vivre.

Commence alors une spirale infernale, ou les personnages du livre perdent pied. Julian et Leila décident de s’assumer alors qu’ils n’ont que 18 ans, et juste, à eux deux, trois bras. Julian s’ennuie, n’espère plus grand chose de la vie. Il a quelques sursauts, se reprend en main, espère à nouveau. Puis la drogue. Encore, toujours. La drogue dure, avec tout ce que cela entraîne : déchéance de soi pour pouvoir trouver sa dose, descente aux enfers, honte. Leila se retrouve prise dans ce cercle, désirant à tout prix et par tous les moyens aider l’homme qu’elle aime.

Le thème n’est pas très original, surtout son traitement. On se retrouve à lire un livre qu’on a presque déjà lu, ou encore vu au cinéma. Rien de nouveau finalement. Puis on s’y perd, dans tous les personnages et leurs liens. Les émotions défilent : amour, haine, colère, honte, et j’en passe. Certain personnages sont d’ailleurs plus que tordus, malsains.

Jérome Bourgine signe ici un ouvrage très violent, dans tous les sens du terme : violence physique et psychologique. J’ai été un peu déçue. L’impression que l’on s’éloigne du réel au fur et à mesure du récit était très forte.

Ce n’est pas un ouvrage que je conseillerai à n’importe qui, et à mon sens, pas avant 15 ou 16 ans.

 

Nath à livres