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Papa was not a Rolling Stone – Sylvie Ohayon

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Résumé éditeur :
Lili n’est pas d’une nature à baisser les bras. Elle a cette certitude chevillée au corps « qu’il faut dépasser ses malheurs en klaxonnant bien fort, garder ses cheveux au vent et continuer à offrir son beau visage au soleil ». Et pourtant les malheurs, Lili, elle les accumule. Issue d’une famille de juifs d’Afrique du Nord débarqués à la cité des 4000 à la Courneuve, elle est mise au monde sous X, car elle est le fruit de la honte et du déshonneur : un soir de Noël, après un flirt poussé dans une voiture, sa mère tombe enceinte d’un Kabyle qu’elle vient de rencontrer. Le grand-père Moïse, au cœur chaud, pris par le remords de l’abandon, reviendra chercher Lili à l’orphelinat. Mais en arrangeant un mariage avec Daniel, un catholique autoritaire qui voudra bien de sa fille déshonorée il livrera malgré lui sa petite-fille à la violence d’un beau-père destructeur et au déséquilibre psychique d’une mère fragile. Heureusement Lili aura toujours comme refuge le foyer aimant de Margaux et Moïse, ses grands-parents protecteurs. Et puis il y a Lahlou, Magid, Farid, Sosso, Mounhir, Karima et les autres copains de la banlieue, avec qui Lili trouvera les élans d’amitié et de solidarité qui donnent la force de s’en sortir, même quand on est né du mauvais côté du périphérique.
 
Papa was not a Rolling STone

Mon avis :

Ca faisait longtemps que je n’avais rien lu. Au résumé, j’ai été emballée par ce livre. Mais alors, quelle déception…

L’auteur nous raconte ici le début de sa vie dans une ville de banlieue (la Courneuve), et son désir, au plus profond d’elle, de quitter cet endroit, de rejoindre les hautes sphères de la société. Elle nous dépeint des années de maltraitance dues à son beau-père. Puis après, nous avons vue sur son ascension sociale, sur ces moments qu’elle passe en jogging Chanel écroulée sur son canapé…

Sylvie Ohayon use d’un style d’écriture vulgaire, sans que ce soit, selon moi, justifié. Le récit est un fouillis sans nom, et de mon avis, sans queue ni tête. Elle nous raconte « sa vie de merde », comme elle le dit, mais s’arrange pour nous étaler sa « science », et les « connaissances » qu’elle a faite, comme Goldman ou Kamel Ouali.

Le sentiment que j’ai après avoir refermé ce livre, que j’ai eu du mal à finir (et oui, parfois on est tellement choqué par ce qu’on lit, qu’on va jusqu’au bout pour essayer de comprendre « pourquoi »), c’est qu’avoir une vie difficile petite fille n’excuse en rien le fait d’être imbue de sa personne et d’avoir un égo démesuré. Certes, s’en sortir est une bonne chose, et tant mieux pour l’auteur si elle est heureuse maintenant qu’elle travaille dans la pub et vend des diamants dans son « bar à diamants », mais je reste néanmoins sur ma faim, et ai du mal à comprendre comment et pourquoi ce livre a reçu le prix de la Closerie des Lilas.

Bref, je n’ai pas aimé, ni le style, ni, malheureusement, d’un point de vue très personnel, Sylvie Ohayon.

Nath à Livres

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