Calokilit

Nathalie lit, Lisa aussi, c'est Calokilit !

Quand la BD adapte … La littérature jeunesse (sélection)

Poster un commentaire

Après avoir parlé des adaptations en BD de romans de la littérature dite classique, je souhaite partager avec vous quelques lectures d’adaptation de romans pour la jeunesse en BD. Ce n’est pas un secret, j’aime beaucoup la littérature jeunesse et j’aime beaucoup la bande dessinée, il aurait donc été étonnant que je ne trouve pas de quoi me contenter dans ces adaptations !

 

CHERUB est un des best-sellers de la littérature jeunesse de ses dernières années. Il s’agit d’une série qui s’étend sur de nombreux tomes (la franchise a maintenant une déclinaison qui traite des origines  du Cherub).

L’intrigue de départ est simple. James, jeune garçon difficile, est placé dans un orphelinat, après le décès de sa mère. Au moment où il touche le fond, il est contacté par un mystérieux organisme, Cherub, qui souhaite le recruter pour devenir agent secret.

L’histoire ainsi que la multiple tomaison de Cherub en fait un très bon candidat à l’adaptation en BD, voir même en comics. C’est le cas ici, le premier tome de la bande dessinée est calqué sur le premier tome du roman et le difficile apprentissage de James est parfaitement mis en image.

Au final, cette adaptation n’apporte pas grand-chose de supplémentaire par rapport au roman, mais je ne doute pas qu’elle trouvera son public… Et puis, finalement, j’aimerai bien lire la suite !

No pasaran, le jeu est un roman pour la jeunesse, très connu, de Christian Lehmann, il est même étudié dans certaines classes de collège. Le roman est en un seul tome, contrairement à l’adaptation qui devrait se dérouler sur 3 volumes.

Au cours d’un voyage scolaire à Londres, trois amis, Andreas, Eric et Thierry, découvre une incroyable boutique de jeux vidéo. Après avoir remarqué, épinglé au blouson d’Andreas, un badge en forme de croix gammée, le vendeur du magasin leur donne un nouveau jeu, leur ordonnant d’y jouer, tous les trois. Ce jeu va s’avérer bien plus surprenant et plus dangereux que tout ce que les garçons connaissent.

Je n’ai pas lu le roman original, mais dans la mesure où la bande dessinée a été conçu en collaboration avec l’auteur, je ne doute pas qu’elle soit proche du roman. J’ai été happé par l’histoire dès les premières pages et une fois le volume refermé, j’ai tout de suite eu envie de connaître la suite. Malheureusement pour les pressés, le tome 2 n’est pas encore sorti, par contre vous pouvez toujours vous tourner vers le roman, si vous ne pouvez pas attendre !

Petit plus pour l’illustration et les couleurs que sont vraiment très réussies.

Les Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh sont en réalité cinq (un peu comme les trois mousquetaires sont en fait 4 !), elles s’appellent Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie Verdelaine, elles ont entre 9 et 23 ans.  Leurs parents sont décédés dans un accident de voiture deux ans avant le début de l’histoire. Depuis, elles se serrent les coudes, s’entraident et Charlie, la plus âgée des sœurs, prend les choses en main. Chaque tome est écrit selon le point de vue de l’une des filles.

J’ai lu les romans il y a maintenant plus d’une dizaine d’années, mais dans mon souvenir la BD est assez proche, en tout cas l’ambiance, l’esprit de la famille Verdelaine, la tendresse et l’humour, tout cela est bien présent !

Je rappelle encore des visages que j’avais imaginé pour les sœurs, Cati Baur nous livre ici sa propre version, elle m’a beaucoup plus. Les quatre sœurs ont des caractères bien différent, et l’illustratrice a bien réussi à le transcrire.

Que vous choisissiez de lire les romans, ou les BD, je ne doute pas que vous serez charmé, surtout si vous avez envie, pour quelques pages de vous replonger en enfance. C’est une bande dessinée qui me donne envie de me blottir sous une couverture pour la lire tranquillement avec une bonne tasse de thé !

Je mourrai pas gibier est, au départ, un court roman « coup de poing ». Martial, adolescent d’une quinzaine d’année vit avec sa famille à Mortagne, un petit village, où deux clans s’affrontent (celui de la vigne et celui de la scierie) quelque part en France. Il nous livre son histoire dans un monologue sans fioritures et très puissant qui parle de sn mal-être, de son envie de fuir cet univers clos, de ne pas finir comme les siens.

Ici pas de doute possible, pas d’espoir pour le lecteur, au contraire, dès le départ, l’auteur nous dévoile une fin dramatique. Et malgré l’atrocité des faits, il est difficile (impossible à mon avis) de ne pas éprouver de la pitié pour Martial, de ne pas comprendre comment il en arrive à commettre l’irréparable.

La BD apporte une mise en image du texte qui est loin d’atténuer sa portée, les couleurs sont peu nombreuses, le trait est parfois dur. On sent qu’Alfred s’est vraiment imprégné des mots de  Guillaume Guéraud, pour rester au plus près de cet univers.

 
Références bibliographiques :
  •  C.H.E.R.U.B  de Robert Muchamore, éditions Casterman
En BD adapté par Aggs et Edington, toujours chez Casterman (1 tome pour le moment)
  •  No pasaran, le Jeu de Christian Lehmann, aux éditions de l’Ecole des Loisirs
Adapté par l’auteur lui-même et Antoine Carrion, en collaboration aux éditions de l’Ecole des Loisirs et aux éditions Casterman (1 tome pour le moment)
  •  Quatre sœurs (4 tomes) de Malika Ferdjoukh aux éditions de l’Ecole des loisirs
Adapté en BD par l’auteur elle-même et Caty Baur aux illustrations, aux éditions Delcourt (tome 2 à paraitre en aout)
  • Je mourrai pas Gibier de Guillaume Guéraud, éditions du Rouergue
En Bd, par Alfred, aux éditions Delcourt

Lisa

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s